À la une - mars 29, 2018 4:13

Roland Berthilier : « La MGEN reste la mutuelle de la jeunesse et des sports »

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Partenaire important de l’UNSS et du sport français, la MGEN sera encore présente lors du Mondial de cross-country scolaire à Paris début avril. Son président, Roland Berthilier, a gentiment accepté de répondre à quelques questions.

 

Bonjour monsieur Berthilier. Vous étiez vice-président délégué et vous avez succédé à monsieur Beaudet à la présidence de la MGEN il y a quelques mois. Est-ce une continuité légitime dans le fonctionnement de la MGEN ?

 

J’ai longtemps travaillé avec Thierry Beaudet et continue de travailler avec lui. Si votre question porte sur la place du sport au sein de la politique de la MGEN, je ne peux que vous rassurer. Nous allons bien évidemment poursuivre nos partenariats en cours et développer nos actions de sensibilisation aux bienfaits du sport. C’est dans cette optique que nous avons lancé en février dernier MGEN Académie.

Cette nouvelle entité dispose d’un double objectif. Le premier est d’accompagner de jeunes espoirs du sport et du handisport français, femmes et hommes à parité, afin de leur permettre de s’entrainer et d’évoluer en compétition. Le second objectif de MGEN Académie est la promotion du sport-santé auprès du grand public, à travers les conseils des athlètes. Elle s’ouvrira également vers d’autres mondes : ceux de la culture et de la recherche notamment.

Dans ces tâches, nous bénéficions de l’expertise de champions reconnus dont Marie-José Perec, Martin Fourcade et Floria Gueï. Nous espérons jouer ainsi sur la complémentarité de la pratique à haut niveau et la pratique santé.

Entre le monde sportif et la MGEN, on sent un lien fort. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

Le lien historique entre MGEN et le monde du sport provient notamment de la culture de nombre de nos adhérents agents de la fonction publique rattachés au ministère en charge des sports. La MGEN reste la mutuelle de la jeunesse et des sports.

Pour la MGEN, le sport ne se résume pas à la compétition, il est un objet de cohésion sociale, d’avenir et de santé publique. Par ces partenariats MGEN sportifs, nous suivons une démarche globale de santé, non une démarche commerciale. Notre mission consiste à protéger la population, non à rémunérer un actionnaire. Chacun peut savoir comment mieux vivre en prévention, faire du sport permet de ne pas tomber malade et, après une maladie, de se réinsérer plus vite dans la société, dans son milieu professionnel par exemple.

Nous sommes fiers de partager les émotions que les grands événements nous procurent avec tous nos militants, salariés et adhérents. La MGEN est liée au CNOSF depuis 2013. Nous avons vibré lors des JO derrière nos athlètes, et espérons encore vibrer lors des jeux paralympiques.

Je vois également le sport comme un facteur de cohésion au sein de l’entreprise MGEN. Nos sites de Paris et Montpellier ont mis depuis deux ans maintenant une salle de sport à disposition des salariés. Je pense réellement que le sport peut constituer un indicateur de performance en entreprise. Il constitue en effet un facteur de lien social, de bon équilibre entre vie professionnelle et personnelle, de productivité et permet de lutter contre l’absentéisme. Encourager une pratique physique régulière, c’est adopter un nouveau mode de prévention, celui de l’action.

Outre votre soutien aux sportifs de haut niveau, on sent l’attachement de la MGEN au sport scolaire et éducatif. Quelles sont les raisons de ces liens si forts ?

 

Pour la santé tout d’abord. Le sport et les bonnes habitudes qu’il véhicule s’apprennent dès le plus jeune âge. Lutter contre l’obésité, le diabète, et bien d’autres, voici de bonnes raisons de soutenir le sport à l’Ecole, en direction des élèves, mais également via la formation des enseignants à la pratique sportive. Notre mot d’ordre reste le sport-santé.

Les grands sportifs que nous accompagnons nous permettent de transmettre ces messages de prévention et ces valeurs de dépassement de soi, d’esprit d’équipe et de respect de l’autre. Des sportifs de haut niveau participent aux conférences que nous organisons dans les écoles, comme Jean Galfione. Marie-José Pérec ou encore Stéphane Diagana.

Courant mars auront lieu sur le Champs de mars à Paris, les mondiaux de cross scolaire. Vous êtes partenaire de l’opération avec l’UNSS et l’ISF. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Le cross est l’un des sports scolaires les plus répandus. Peut-être l’un des plus populaires également. Plus qu’une compétition, c’est un événement dans la vie d’un collège ou d’un lycée. Aux côtés de l’UNSS, nous soutenons depuis plusieurs années les cross dans les académies et bien sûr la finale nationale, qui s’est tenue cette année près de Toulouse, en janvier dernier. Il était donc évident pour nous de soutenir l’UNSS dans l’organisation de ce championnat international, d’autant plus qu’il se déroulera à quelques pas de notre siège.

Au travers de nombreux évènements en mars (La Lycéenne, mondial scolaire de cross), l’UNSS entend mettre en avant la pratique sportive féminine. Quel regard portez-vous sur ce sujet ?

 

La MGEN est profondément attachée à l’égalité femmes-hommes. Une enquête de l’INSEE révélait il y a peu que les femmes étaient moins nombreuses que les hommes à pratiquer une activité physique régulière. Nous ne pouvons que le regretter. Mais cet écart tend à se réduire, et je suis convaincu de l’impact positif des différentes campagnes des acteurs du sport et de leurs partenaires parmi lesquels nous comptons. J’espère que nos actions éducatives et notre soutien aux femmes sportives de haut niveau contribueront à réduire ces écarts.

En vous impliquant auprès du milieu scolaire sportif, quelles sont les valeurs que la MGEN entend valoriser ?

 

En tant qu’acteur de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), les valeurs de coopération, d’égalité, de collectif sont au cœur de notre organisation. L’une des plus importantes pour la MGEN est la solidarité. La solidarité est ce qui lie des adhérents à leur mutuelle, mais également nos adhérents entre-eux.

Nos sections départementales accompagnent donc de nombreuses compétitions sportives organisées par l’UNSS, notamment via une éducation des plus jeunes à la nutrition, aux conduites à risques, à la gestion des blessures. Le Cross national MGEN UNSS est particulièrement important à nos yeux, car il rassemble de nombreux sportifs amateurs, élèves comme enseignants. Le sport est un formidable vecteur de valeurs et nous souhaitons par notre engagement aider un maximum d’élèves à les acquérir et à les pratiquer.

Vous soutenez de nombreux grands sportifs mais pas encore d’équipes ou de clubs. Est-ce inimaginable ?

 

Nous ne sommes pas aujourd’hui dans une logique publicitaire, mais avant tout éducative, qui est la règle dans ce domaine. Nous cherchons avant tout des ambassadeurs. Des champions capables de se distinguer sportivement, certes, mais avant tout humainement. Il est important pour nous de construire des relations avec des individus sur la durée, avec des personnes capables de transmettre leurs expériences, avec des femmes et des hommes qui sauront faire naitre la passion du sport chez l’autre.

Si on évoque un jour une équipe cycliste professionnelle MGEN, cela reste-il dans le domaine de l’utopie ?

 

En tant que passionné de cyclisme, je ne pourrais que me réjouir de cette idée ! Mais dans ce cas précis, tout ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est pas à l’ordre du jour.

LIENS :

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