À la une - janvier 22, 2019 8:00

Renaud Lavillenie, un ambassadeur cross en or

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A partir de vendredi, Bordeaux accueillera la finale nationale du cross national MGEN. A cette occasion importante, Renaud Lavillenie sera de la partie comme ambassadeur de l’évènement et viendra partager et échanger avec les 1800 licenciés qualifiés pour ces finales.

 

Sa saison a déjà débuté. Toujours à la recherche de l’adrénaline qui lui permet de tutoyer les sommets, Renaud Lavillenie, champion olympique du saut à la perche en 2012, est un athlète rare en France. Un palmarès incroyable, une aura reconnue dans le monde entier faisant de lui l’un des tauliers de l’athlétisme mondial mais aussi une personne fidèle, heureuse de partager auprès de la jeunesse de vrais moments d’émotion. Ambassadeur UNSS de cette nouvelle édition du cross 2019 à Bordeaux, le Clermontois ne cache pas son plaisir d’être présent ce vendredi et samedi en terre girondine : «aller à la rencontre de tous ces jeunes, et de leurs enseignants d’EPS est clairement un réel plaisir. Je sais le travail formidable qu’ils font toute l’année. Un rassemblement national comme le cross UNSS MGEN, on s’en souvient à vie. Si par ma présence, je peux permettre à ce magnifique évènement de gagner encore plus en visibilité, si je peux aider un peu à ça, alors c’est certain que je vais répondre présent avec grand plaisir. »

 

Ce besoin de transmettre, d’accompagner, Renaud l’avait déjà eu lors des Mondiaux scolaires à Nancy en 2017, se rappelant ses souvenirs personnels : «Quand j’étais au lycée, j’ai participé deux ou trois fois au championnat de France UNSS. Mais j’étais loin d’avoir le niveau pour disputer des championnats internationaux ! C’était tout de même une certaine fierté de pouvoir être présent aux championnats de France. Je m’investis dans le milieu du sport et je pense me rendre compte de certaines failles dans le système. Et ce qui est important pour moi dans ce parrainage, c’est de pouvoir apporter une belle image afin de montrer que le sport scolaire est très important. » Un investissement concret pour l’homme qui a sauté 6m16.  En se plongeant dans le mouvement scolaire, Renaud, qui n’a que 32 ans, pose un vrai regard sur cette jeunesse qui est en perpétuelle mutation : «Elle a complètement changé ! En disant cela, j’ai l’impression d’être extrêmement vieux (rires). A l’époque, les réseaux sociaux n’existaient pas. Il n’y avait pas toutes ces facilités d’accès aux échanges. Ce qui faisait que l’on était un peu plus fidèle lorsque l’on s’engageait dans quelque chose. Aujourd’hui, ce n’est pas tant le fait de faire une activité qui va être important, c’est plus d’être dans l’effet de mode qui va devenir l’élément essentiel. C’est difficile aujourd’hui de fidéliser les jeunes dans une activité sportive. »

En étant présent à Bordeaux cette semaine, le perchiste est conscient que la génération actuelle est celle qui s’apprête à vivre l’évènement sportif marquant français du 21e siècle : «Il faut aussi penser à tous les bénévoles, tous les encadrants et les clubs sportifs qui vont devoir beaucoup s’investir parce que l’on a envie de bien représenter notre pays. La réussite de ces JO, ça sera l’héritage qu’en tirera la jeunesse en tant qu’athlètes évidemment mais aussi de juges, arbitres, volontaires, dirigeants sportifs, entraîneurs, professeurs d’EPS, journalistes ou spectateurs ! Je suis ravi de voir que l’UNSS se soit engagée sur ce sujet. Les Jeux olympiques doivent impacter cette jeunesse dans la durée et faire du sport un pilier de l’éducation ».

Un message rassembleur, fédérateur que le champion olympique ne manquera pas de communiquer à tous les participants de ce cross national MGEN 2019. L’UNSS peut être fière et heureuse de compter un tel modèle à ses côtés. Merci Renaud !

LIENS :

MGEN

Ville de Bordeaux

Bordeaux Métropole

UNSS Gironde

Didier Poulmarc’h : «Ce cross 2019 sera un grand rassemblement sportif et festif »

Arielle Piazza : « Un grand bonheur d’accueillir le cross national MGEN »

Professeur Claire Mounier-Vehier : «Le niveau d’activité physique chez les enfants et les adolescents est alarmant »