À la une - octobre 3, 2019 12:28

PML plane sur Doha

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Devant un bilan plutôt décevant depuis le début des championnats du monde d’athlétisme à Doha, la médaille de bronze de Pascal Martinot-Lagarde a permis de rendre le sourire à la délégation française.

Poussif, si poussif ce début de championnat du monde des Bleus ! Alors que les voyants semblaient offrir l’opportunité à l’athlétisme français de bien figurer à Doha lors des Mondiaux, il aura fallu attendre ce mercredi pour voir deux éclaircies venir illuminer la semaine. Quentin Bigot a tout d’abord décroché la médaille d’argent au lancer du marteau avant que notre ambassadeur UNSS, Pascal Martinot-Lagarde, ne vienne confirmer sa propension à répondre toujours présent dans les grands rendez-vous.

Il aura attendu Pascal, attendu de voir le tableau d’affichage lui apprendre la bonne nouvelle dans un 110m haies aux allures de bouchon à 19h sur le périphérique. Une attente, une impatience et la délivrance avec un grand cri pour célébrer une troisième place acquise en 13’’18. Sa première médaille mondiale et la première sur cette discipline depuis le sacre d’un certain Ladji Doucouré, couronné en 2005 et lui-aussi ambassadeur UNSS. A 28 ans, PML confirme son rang de top hurdler mondial, lui qui avait pris la 4eplace des Mondiaux 2014 puis des Jeux de Rio en 2016. « Enfin j’ouvre mon tableau des médailles. Mon sac à dos était assez lourd comme ça, j’avais assez de pression pour ne pas qu’on me dise : “Pascal, on compte sur toi pour ouvrir le compteur de la France”. Je suis arrivé avec beaucoup d’envie et je me suis arraché. Cette médaille, elle est au-dessus de tout, du record de France et du titre de champion d’Europe. C’est la médaille du mec qui n’est pas parti à l’erreur. C’est la médaille de la maîtrise, du mec resté concentré sur son job », avouera t-il en zone mixte.

Un soulagement pour lui mais surtout la confirmation d’un champion qui n’a de cesse de confirmer à chacune sortie internationale. Champion d’Europe l’an passé, le natif de St-Maur-des-Fossés possède cette capacité à toujours se transcender dans les grands évènements. Malgré une saison compliquée, qui « n’a pas grand sens », comme il le dit lui-même, la finale mondiale était l’objectif de sa saison. Concentré sur sa course sans trop se soucier de l’adversité, le hurdler de l’ES Montgeron a construit sa médaille de bronze mètre après mètre comme il le raconte lui-même : «Je pars en retard et je fais tout pour grapiller mètre après mètre. Je ne pars pas à l’erreur et je mets de la vitesse. Comme à Berlin l’an dernier, c’est une course arrachée dans la maîtrise. Ceux qui gagnent, c’est ceux qui font le moins d’erreurs… ».

A l’UNSS, on salue et se réjouit évidemment pour la performance de PML en attendant de voir Kévin Mayer faire une belle deuxième journée ce jeudi afin de glaner son deuxième titre mondial après celui de Londres en 2017.

LIENS :

Mondiaux d’athlétisme à Doha