À la une - mars 22, 2017 5:45

Pierre-Yves Bournazel : «L’UNSS, maillon essentiel pour Paris 2024 »

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Conseiller Régional Délégué spécial pour Paris 2024, Pierre-Yves Bournazel porte un regard intéressant sur la jeunesse et le sport scolaire.

 

1°) Paris 2024 et l’UNSS développent de plus en plus d’évènements ensemble. Quel regard portez-vous sur la fédération scolaire sportive?

 

bournazel

L’UNSS permet aujourd’hui à des centaines de milliers de jeunes, qui n’ont pas forcément la possibilité d’adhérer à un club, de faire du sport régulièrement dans un environnement adapté avec un entraîneur et de participer à des compétitions. Elle suscite des vocations, permet de découvrir les talents du sport de demain… L’UNSS c’est la démocratisation du sport par excellence !

Mais au-delà de ce côté sportif, l’UNSS peut être un maillon essentiel pour Paris 2024 en véhiculant l’esprit associatif, le partage, l’esprit de compétition ou encore l’esprit d’équipe entre des sportifs amateurs. C’est l’essence même de l’olympisme.

Pour Paris 2024, c’est une chance de pouvoir compter sur le dynamisme de ce tissu associatif.

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2°) Quel impact peut avoir une journée comme celle du 8 mars avec la course La Lycéenne sur le sport au féminin selon vous ?

Il y a une sous-représentation des femmes dans le sport, aussi bien dans l’encadrement que chez les pratiquants. En 2014, seuls 37% des licences sportives étaient délivrées à des femmes, et souvent très peu dans des sports que la société a typé comme masculins.

Lutter contre les clichés, montrer que le sport, en particulier la compétition, ne sont pas réservés qu’aux garçons, c’est l’objectif de ce genre d’événement.

Et puis, lancer la 1ère édition de La Lycéenne le jour de la journée internationale de la Femme, c’est un bel hommage et un encouragement pour toutes ces jeunes filles. Notre présidente de région, Valérie Pécresse, en a fait une priorité.

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3°) Comment le sport scolaire s’implique-t-il dans le projet Paris 2024 ?

bournazel-1Former la génération 2024 à l’esprit des Jeux, une génération sportive et imprégnée des valeurs de l’olympisme que sont l’esprit d’équipe, l’excellence, l’amitié, le respect, la persévérance, le partage – qui sont d’ailleurs autant des valeurs sociales que sportives – est au cœur du projet Paris 2024.

Cette génération 2024, c’est celle qui est aujourd’hui dans nos écoles, collèges et lycées : c’est donc un travail qui doit commencer dès aujourd’hui.

C’est pourquoi plusieurs initiatives ont déjà été lancées et monteront en puissance dans la perspective de 2024.

Je prends comme exemple la « Semaine olympique et paralympique dans les écoles », lancée en janvier dernier. Pendant cette semaine je me suis rendu dans plusieurs lycées et ai pu moi-même me rendre compte du potentiel de cette initiative qui permet de consacrer 50% du temps scolaire de la semaine aux enseignements utilisant le sport comme outil pédagogique et 50% aux activités physiques. A partir de 2018 elle deviendra annuelle : c’est déjà un héritage de Paris 2024 !

Nous allons encore amplifier ce mouvement à travers la mobilisation des « ambassadeurs du sport de la Région Ile-de-France », qui permet à des lycéens et apprentis de rencontrer des athlètes olympiques et paralympiques et d’échanger sur leur expérience.

Paris 2024 ne vise pas simplement à organiser le plus grand événement au monde, l’objectif est de générer un impact positif et durable dans la société.

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4°) Au travers de nombreuses manifestations sportives, on sent que le sport au féminin continue d’être une sorte de combat permanent. Quel regard portez-vous là-dessus ?

 

Il reste beaucoup à faire pour la médiatisation des compétitions féminines et pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans le sport, y compris pour les gains en compétition. C’est un enjeu important car, en particulier à l’âge de l’adolescence, les jeunes ont besoin de modèles dans lesquelles se projeter.

Mais les choses commencent à avancer, y compris dans le football : le football féminin est de plus en plus diffusé à la télévision. Pour la 1ère fois, une femme, Nathalie Boy de la Tour, est à la tête de la Ligue Professionnelle de Football.

La question de l’encadrement, qui est encore trop réservé aux hommes, est essentielle pour passer un cap dans le développement de la pratique féminine. C’est un point sur lequel la Région insiste particulièrement auprès des ligues et des clubs.

Enfin, les Jeux Olympiques et Paralympiques sont le seul événement au monde où le sport féminin est autant médiatisé. Les accueillir à Paris en 2024 serait un formidable moteur pour accélérer la dynamique en faveur du sport féminin en France.

 

LIENS :

 

Paris 2024

Conseil régional Ile-de-France