Jeunes officiels - janvier 4, 2016 12:15

Pauline : «En sport, il n’y a pas de nul, ni de fort, juste des personnes qui essayent et qui réussissent »

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pauline 1Nouvellement entrée à la CNJO, Pauline Dehaene ne cache pas sa fierté d’avoir été choisie. Un rôle de porte-parole des élèves important pour cette jeune officielle actuellement en classe de seconde mais étant à l’UNSS depuis la classe de 6e.

Bonjour Pauline, pouvez-vous nous dire en quelle classe vous êtes et comment vous est venue l’idée de devenir jeune officielle?

En ce moment, je suis en classe de 2nd et cela fait maintenant depuis ma 6eme que je suis Jeune arbitre. Quand j’étais en 6eme, je n’avais aucune confiance en moi, mais j’étais très curieuse. Je m’étais inscrite à l’UNSS sur le conseil de mes professeurs, surtout pour le football. J’ai d’ailleurs commencé mon long parcours en tant que jeune arbitre par une formation de football en JO. Je voulais simplement savoir ce que ressentait un arbitre lors d’un match de foot. Maintenant je sais et je n’ai plus jamais contredit aucune de ses décisions.

Vous venez de faire votre entrée au sein d la CNJO (Commission nationale Jeune officiel). Qu’est-ce que cela représente pour vous?

Mon entrée à la CNJO est avant tout une grande surprise. Jamais, je n’aurais pensé monter aussi haut. Pour vous dire la vérité, on me l’aurait dit, jamais je ne l’aurais cru. Pour moi, l’entrée à la CNJO montre le parcours que j’ai fait de la jeune fille timide à une adolescente qui sais où elle va et dans quel but elle s’y rend. Dans mon futur parcours, l’entrée à la CNJO ne peut qu’être bénéfique. Je découvre ainsi l’univers assez vaste de l’UNSS et surtout le monde des jeunes officiels. Je perçois tout ça d’un autre regard, bien plus complexe que ce que je m’imaginais.

Capture d’écran 2016-01-04 à 12.28.05Quel rôle comptez-vous jouer en tant qu”élève au sein de cette commission?

Sincèrement, pour le moment, je ne sais pas trop quel rôle jouer, à part celle de porte-parole de tous les JO. En dehors des commissions, je voudrais montrer à des personnes en difficulté que tout est possible tant que l’on ne baisse pas les bras.

L’UNSS offre aux élèves des opportunités de prendre des responsabilités. Quel est votre avis sur ce sujet?

Avoir des responsabilités est très important pour développer une confiance en soi ou à se rendre compte à quel point tout n’est pas facile. Je trouve ça super que l’on nous laisse cette liberté. Ce n’est pas le cas dans toutes les fédérations d’avoir tout ça.

Est-ce que vous aimez avoir des responsabilités d’où votre entrée au sein de la CNJO ?

Au début, j’avais un peu peur car avoir des responsabilités implique aussi une confiance que l’on te donne. Désormais, avoir des responsabilités me permet de m’améliorer et d’avoir un rôle au sein de mon AS. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai voulu rentrer à la CNJO. Mais avoir trop de responsabilités peut aussi être mauvais. Ill faut réussir à peser le pour et le contre.

Quel message feriez-vous passer à tous ces élèves qui hésitent à devenir JO ?

Cela ne sert à rien d’hésiter surtout quand on nous laisse le choix, car qui ne tente rien, n’a rien. En fait, le mieux est de se lancer en se disant que dans tous les cas de figure je n’ai rien à perdre, tout à gagner. Je dirais aussi que même si vous avez des problèmes quelconques, cela ne fait pas de vous des personnes différentes. Au contraire, il faut se surpasser. En sport, il n’y a pas de nul, ni de fort, juste des personnes qui essayent et qui réussissent.

Avez-vous la sensation que ce rôle vous apporte beaucoup en dehors de l’aspect sportif ?

Ce rôle que l’on me donne m’apporte beaucoup. Bien plus en dehors de l’aspect sportif notamment. Je  doute moins de moi et de mes capacités. Maintenant, je me lance à toute occasion pour aider ou pour prendre d’autres responsabilités. Je ne me vois plus comme une personne différente mais plutôt comme quelqu’un qui a autant de chance et d’atouts qu’une autre.

Avez-vous des ambitions personnelles en rapport avec cette fonction de jeunes officiels?

J’ignore si le fait de devenir professeur de sport a un lien avec la jeune officielle que je suis. Mais ce qui est certain, c’est que grâce à l’UNSS je sais ce que je veux faire. J’espère que lorsque j’enseignerai, je pourrais donner la chance à un ou une élève de faire un long parcours à l’UNSS comme mon professeur l’a fait avec moi. Pour vivre ce que je vis aujourd’hui, je le remercie d’ailleurs chaleureusement.

LIENS :

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