À la une, Actualités - février 20, 2019 10:20

Nathalie Costantini : « La Lycéenne MAIF RUN, un véritable phénomène de société »

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La Lycéenne MAIF RUN va être l’un des grands rendez-vous du mois de mars à l’UNSS. A cette occasion, madame Nathalie Costantini, directrice de l’UNSS, pose son regard sur un évènement où les filles sont au cœur de ce projet.

 

 

1°) Madame Costantini, quel regard portez-vous sur l’évènement La Lycéenne MAIF RUN qui débutera au mois de mars ?

C’est un évènement qui dépasse le cadre de la pratique mais qui est plutôt sur l’idée de la pratique au féminin. C’est-à-dire la volonté que les filles ont de pratiquer une activité sportive en prenant conscience de l’impact sur leur santé. La Lycéenne MAIF RUN, qui est focalisée sur les filles, mais qui ne leur est pas exclusivement réservée, est un évènement pour dire, que dans le cadre prioritaire qui est donnée à la République mais aussi à l’école concernant l’égalité entre les filles et les garçons,  que la volonté est présente. C’est peut être une question plus sociétale que culturelle qui font qu’à un moment donné, les filles qui pratiquent dans l’AS ou les clubs, s’arrêtent comme les garçons au moment de l’adolescence pour des raisons similaires aux garçons, mais qu’ensuite leur reprise est beaucoup plus difficile. Cela s’explique pour des raisons sociétales avec moins de communication sur la pratique féminine, mais cela est aussi lié à la répartition des tâches dans la famille qui incombe beaucoup plus aux femmes. On se rend bien compte que rien n’est fait pour que ce moment sportif soit fait pour perdurer alors que l’on connaît très bien les effets positifs de la pratique sur tous les êtres humains. Cet évènement est déjà là pour dire à tout le monde que l’envie est partagée et aussi d’aider à agir sur une évolution sociétale qui permettrait à toutes les filles de pratiquer comme les garçons.

 

2°) Cette évènement créé par l’UNSS a pris un essor incroyable en l’espace de trois ans. Etes-vous agréablement surprise ?

Je pense que la première réaction,  y compris celle des médias, est un peu dubitative. Et puis tout d’un coup, on se rend compte de l’impact. C’est un véritable phénomène de société et on sait très bien qu’il y a beaucoup de choses qui agissent sur l’égalité hommes/femmes, y compris sur les discussions sur le plan des métiers qu’elles occupent. On se rend compte que le sport est encore une fois le bon média pour essayer de faire réfléchir à cette problématique de société.

 

3°) L’égalité garçons/filles est depuis longtemps un des axes prioritaires de l’UNSS. Que pensez-vous qu’il faille faire pour y parvenir ?

On a encore énormément de travail à faire. Quand on regarde, par exemple, l’évolution de nos licenciés, filles et garçons, on voit une évolution des deux lignes mais on constate que l’écart entre filles et garçons  persiste. Depuis 1999 jusqu’à maintenant, on a le même écart. On doit encore fournir un travail de fond et au quotidien, par notamment des évènementiels médiatisés afin de nous aider à franchir ce cap. On se rend compte que dans l’engagement associatif, nous avons beaucoup plus de jeunes filles qui font jeunes coachs, jeunes arbitres, jeunes reporters, etc.. et qui montrent aussi que les filles s’engagent bien plus volontiers que les garçons. Là, on a une vraie question à mettre en avant puisque lorsqu’on regarde les fédérations, les métiers à responsabilité autour du sport, on a plus d’hommes que de femmes.

 

4°) On aura lors de la Lycéenne MAIF RUN de Paris le 13 mars, une course She Runs aussi. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Autour du partenariat très fort que nous avons avec la MAIF, nous sommes donc très fiers d’avoir enfantés She Runs et d’avoir donné naissance à cette première édition internationale. Nous sommes d’autant plus contents que l’UNSS est, à la fois une fédération sportive, mais aussi un opérateur de l’état, qui en ce sens, doit mettre en place les politiques ministérielles de notre ministre de l’Education Nationale. Et dans les priorités de notre ministre, il y a justement la réflexion autour des langues étrangères, de la citoyenneté internationale. De fait, nous montrons une fois encore que nous sommes parfaitement dans le cadre de ce qui justifie le sport scolaire à l’école.

 

5°) L’UNSS vient de prolonger le partenariat avec Adidas, partenaire aussi de La Lycéenne. Quel regard portez-vous sur cette prolongation ?

Adidas n’a bien évidemment pas besoin de l’UNSS pour être connu mais, en même temps, son directeur a vraiment l’envie de montrer que si cette marque, malgré toute sa notoriété, a besoin de l’UNSS car c’est le fondement même de sa dimension participative aux améliorations sociétales. Dans ce cadre-là, on est dans une autre forme de responsabilité de l’entreprise. Cela permet d’accompagner autour des jeunes qui n’ont pas seulement l’image de la marque et ce côté mercantile mais que cette marque soit un accompagnant important avec de nombreux projets à partir de cette nouvelle convention.

 

 

LIENS :

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