À la une, Actualités - janvier 14, 2020 11:31

Entretien avec Michelle Akilian : « faire rayonner le volley au-delà du monde scolaire et en partager les valeurs »

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En charge au sein de la fédération française de volley du projet « Année du volley », Michelle Akilian revient sur cette opération où l’UNSS tient une place importante

Vous êtes en charge au sein de la fédération française de volley du projet « Année du volley ». Pourriez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

L’idée de l’Année du Volley est née de l’envie de concrétiser les relations entre la FFvolley et le monde scolaire (écoles, lycées, universités, grandes écoles) dans le contexte particulier de l’organisation des Championnats d’Europe en France et de la nécessaire réussite de ces derniers – qui n’avaient pas été organisés depuis 40 ans dans notre pays.

C’est rapidement devenu un projet de développement fédéral dépassant le monde scolaire : « faire rayonner le volley et en partager les valeurs »

Pouvez-vous détailler le partenariat mis en place avec l’UNSS ?

Ma mission principale au sein de la FFvolley est d’établir et opérationnaliser les relations avec les fédérations scolaires et universitaires : signature des conventions, élaborations des avenants, participations aux CMN, collaboration entre les 2 fédérations lors des épreuves de l’une ou l’autre.

L’EuroVolley était une occasion supplémentaire de créer et ou renforcer du lien, c’est pourquoi nous avons élaboré ensemble un projet national 2019 consistant à promouvoir le volley assis au cours des différents Championnats de France UNSS de Volley. En parallèle, une communication sur l’appel à projets a été diffusée aux services régionaux. L’UNSS s’est donc investie à la fois sur le plan national et également au niveau des territoires avec des projets portés par des Associations Sportives, des enseignants, ou encore des municipalités associées à des clubs.

A noter également l’action « jeunes reporters UNSS » qui s’est déroulée pendant le Championnat d’Europe, ayant permis à des élèves d’interviewer joueurs, sélectionneurs, organisateurs, Présidents, Madame la Ministre des Sports et autres acteurs de cette compétition internationale. Une initiative remarquable et remarquée par l’ensemble des partenaires institutionnels (CEV, Ministère, …).

L’Euro de volley a été une vraie réussite populaire. Ce type de projet est-il un lien finalement naturel pour développer la pratique ?

Effectivement, l’EuroVolley a été une réussite populaire, et oui, nous pensons que le dispositif « Année du Volley » y a contribué. En effet, mettre un coup de projecteur sur une organisation efficace autour d’une équipe de France performante permet de donner une image positive de notre sport. Nous espérons que les actions déployées autour de l’EuroVolley auront donné envie de pratiquer le volley, de rejoindre des clubs, des AS, …

Outre l’aspect sportif, ce projet cherche-t-il à sensibiliser sur d’autres points ?

L’objectif annoncé « faire rayonner le volley mais aussi faire partager ses valeurs » est une réponse à cette question : engagement, plaisir, partage, mixité, … autant de valeurs attendues pour labelliser un projet ADV, qui dépasse donc largement le domaine sportif. Nous souhaitons rendre accessible « les volley » (indoor, beach, volley assis, …) à tous types de publics et sur tous les territoires.

Quel regard portez-vous sur la place du volley, aussi bien dans l’ensemble du sport français mais aussi du point de vue médiatique ?

Paradoxalement, très apprécié, le volley est l’un des sports les plus pratiqués en France, mais cela ne se ressent pas nécessairement en termes de licenciés même si ce ne sont pas moins de 6 fédérations qui proposent du Volley dans leurs activités. Malgré une équipe de France masculine performante en 6×6, des paires de beach en constante progression, une politique ambitieuse de développement du volley féminin, … le sport commence juste depuis 3 ou 4 ans à être reconnu par les médias. Les événements internationaux sont donc des opportunités à saisir pour continuer de promouvoir la pratique auprès du grand public, qui s’est montré au rendez-vous lors des matches de la France diffusés sur « La chaine L’Équipe », en témoigne le record d’audience réalisé par le canal 21 de la TNT le soir de France/Serbie (1/2 finale de l’Euro), avec plus de 2,1 millions de téléspectateurs…

L’an passé, 150 projets avaient vu le jour. Existe-t-il un objectif pour cette nouvelle édition ?

Les projets 2019 amorçaient déjà les objectifs annoncés de 2020 : « Tous les volley, pour tous, partout ! ». Nous souhaitons continuer à labelliser un maximum de projets divers et variés, en termes de types de pratique, de publics, de lieux, … Il s’agit également de faire aussi bien concernant le nombre de projets identifiés « Année du Volley » cette année, afin de capitaliser sur la réussite de l’EuroVolley. Cette deuxième saison de cet appel à projets permettra également de s’engager sur la voix des Jeux Olympiques de 2020, mais aussi d’organisations potentielles avant la grande fête de 2024 en France.

Pour l’UNSS, le projet national 2019/2020 consistera en une épreuve nationale de volley assis et l’expérimentation du volley partagé. Nous souhaitons également pouvoir labelliser encore davantage d’initiatives émanant des établissements scolaires ou des AS.

LIENS :

L’année du volley : http://www.ffvb.org/321-37-1-L_annee-du-Volley

Fédération française de volley : http://www.ffvb.org/

Le journal de bord des jeunes reporters UNSS à l’Euro Volley : https://unss.org/le-journal-de-bord-des-jeunes-reporters-de-lunss-au-coeur-de-leuro-volley-2/