À la une - septembre 17, 2018 10:45

Marie-Ange Daffis : «Notre objectif est d’agir sur les pôles de la formation et de la responsabilisation »

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Directrice nationale adjointe, Marie-Ange Daffis nous offre son regard sur la belle et riche saison qui attend l’UNSS.

1°) Bonjour Marie-Ange, en tant que directrice nationale adjointe, quel regard portez-vous sur la nouvelle rentrée UNSS qui vient d’avoir lieu ?

L’UNSS s’engage pour une année riche en évènements sportifs, culturels, festifs et solidaires. Les orientations tracées grâce au Plan National de Développement du Sport Scolaire 2016-2020 (PNDSS) nous permettent de suivre notre chemin et cela bien que Laurent Petrynka ait quitté la direction de l’UNSS depuis début juillet. Dans l’attente de la nouvelle personne qui dirigera cette belle maison, nous œuvrons pour préserver la continuité des différents chantiers.

Une rentrée est toujours assez excitante. A cette période chaque dossier est en préparation et la réussite dépend du soin qui sera apporté à la conception de chacun ainsi qu’aux différentes rencontres et échanges avec les partenaires et acteurs du sport scolaire.

Ainsi, la Journée Nationale du Sport Scolaire (JNSS) aura lieu le 26 septembre prochain, et à tous les échelons du sport scolaire, des événements, départementaux et académiques, sportifs, festifs, ludiques et solidaires, ouverts à tous seront organisés en rapport au thème de “l’égalité filles/garçons »


2°) Vous êtes notamment en charge du dossier sur la mixité. Cela va-t-il être un des dossiers prioritaires de l’UNSS cette saison ?

La thématique de l’égalité filles/garçons sera mise à l’honneur lors de la prochaine JNSS qui vivra sa 9èmeédition. L’attention portée sur ce thème montre l’intérêt et la volonté de sensibiliser dès le plus jeune âge.

Le développent de la pratique féminine reste une préoccupation, mais l’orientation évolue vers la notion du vivre ensemble. Le dossier de la mixité est un dossier prioritaire à l’UNSS depuis quelques années et le PNDSS réaffirmela priorité de l’accès aux sports aussi bien aux filles qu’aux garçons, dans un souci d’égalité d’offre de pratiques et de responsabilisation.

Les associations sportives qui ont engagé depuis plusieurs années une politique de développement de la pratique sportive des filles font état d’une réelle évolution des pratiques tant sur des disciplines plus traditionnellement proposées aux garçons qu’à l’ouverture des activités plutôt artistiques. Elles font part de projets à long terme, basés sur la mixité mais aussi sur des formules et des contenus particulièrement innovants tant au niveau de la pratique que de l’engagement associatif et responsable.

Nous envisageons un rapprochement avec le secrétariat d’état de l’égalité entre les femmes et les hommes notamment en renforçant les actions sur la journée internationale des droits des femmes en mars prochain sur notre évènement phare « La Lycéenne » qui prendra une connotation européenne en 2019.

                                                     

3°) Avec 41% de filles pratiquantes à l’UNSS, avez-vous la sensation que la parité est un objectif envisageable ?

Ce pourcentage nous permet de mesurer les progrès effectués depuis plusieurs années en la matière grâce aux différentes actions engagées pour parvenir à ce résultat. L’idée est de se rapprocher au plus près de cette parité.

Outre la réduction de l’écart entre le nombre de nos licenciés filles et garçons, notre objectif est d’agir sur les pôles de la formation et de la responsabilisation. Former pour permettre à des jeunes filles de s’engager dans leur future vie d’adulte dans l’encadrement technique et la direction d’associations sportives. Notre programme UNSS « vers une génération responsable » et le plan de féminisation sont des leviers forts.

4°) Avec plus d’1 million de licenciés depuis 5 ans désormais, l’UNSS se positionne comme la 2efédération sportive en France. Avez-vous le sentiment que le regard sur la fédération scolaire a changé avec le temps ?

La spécificité et l’originalité de l’UNSS, fédération multisports qui  participe à l’éducation de tous les élèves des établissements du second degré en s’appuyant sur une pratique sportive diversifiée, innovante et compétitive avec  1 155 877 licenciés ne peut laisser indifférent.

Défendre les valeurs du sport, éduquer le futur citoyen, former à différents rôles apporte une réelle plus-value dans le parcours de formation de l’élève.

Le travail effectué par les enseignants au sein des associations sportives et l’organisation des districts véritables leviers du sport scolaires ont participé à moderniser l’image de l’UNSS. La présence de l’UNSS sur de nombreux supports de communication, la diffusion notamment depuis 3 ans du CROSS/MGEN en direct, l’animation du site OPUSS et les évènements phares comme La Lycéenne MAIF RUN ont contribué à une plus grande visibilité des actions de l’UNSS.


5°) Vous gérez plusieurs sports (badminton, badten, squash, tennis de table, haltérophilie-musculation et handball). Quel est votre rôle exact concernant chacun de ces sports ?

 Je suis effectivement en charge de l’ensemble de ces dossiers sportifs. Je pilote chaque commission nationale mixte, composée de membres des fédérations délégataires, d’enseignants d’EPS spécialistes et de cadres UNSS. Nous opérationnalisons les orientations de la politique sportive de l’UNSS pour chacune des activités nous appuyant sur le règlement fédéral.

Cette commission est garante des textes régissant les activités sportives ainsi que des règlements spécifiques des compétitions inter académiques et des championnats de France.

 

6°) Le sport scolaire est parfois la première étape pour un enfant vers le sport. Auriez-vous des conseils à donner aux parents afin que leur enfant n’adhère à l’UNSS ?

Lorsqu’un enfant arrive en 6ème, l’un des meilleurs facteurs d’intégration sociale, de partage avec les autres élèves et de reconnaissance est de s’inscrire à l’Association Sportive. J’ajoute que le coût de la licence en moyenne de 20 à 24 euros par an permet une pratique physique hebdomadaire, multisport et complémentaire au cours d’E.P. S (Education Physique et Sportive).  C’est une première étape vers le sport en toute sécurité grâce aux différentes formules que l’UNSS offre aux licenciés en fonction de leur niveau et de leur sensibilité dans un esprit d’équipe et avec un encadrement de qualité que sont les enseignants d’EPS.

7°) Quels sont les grands axes d’évolution à venir sur les dossiers que vous gérez cette année ?

Plusieurs chantiers sont en cours pour cette année :

  • Dans le pôle de la responsabilisation : la réalisation du livret « Je suis jeune coach » pour l’ensemble des activités dont j’ai la charge.
  • Dans le pôle sportif : renforcer les organisations autour du Sport partagé dans les activités de raquettes.
  • Dans le pôle de la formation des enseignants : trois formation seront proposées aux enseignants avant la fin de l’année en badminton, haltérophilie/musculation et squash et ce en relation avec les fédérations sportives.
  • Concernant le dossier « mixité » : une vidéo paraitra avant fin 2018 – la réactivation de la commission Sport-filles et mixité et la rédaction du guide des pratiques innovantes en matière de mixité envisagé par ma prédécesseure Gaëlle Wolff mais non abouti – Une première master class autour de la mixité est en prévision également
  • Concernant la pratique féminine : La course « La lycéenne » verra sa 3èmeédition. Paris le 13 mars 2019 avec une connotation européenne où 500 jeunes filles viendront rejoindre nos jeunes de filles Francilienne au travers d’un projet Erasmus/UNSS. En région les services régionaux UNSS de Caen, Besançon, Bordeaux et Lyon reconduisent cette opération et nous espérons que les villes de Strasbourg, Lille et Marseille nous rejoindrons cette année.

 

LIEN :

Dossier filles