Ambassadeurs UNSS - août 30, 2018 10:48

L’été de nos ambassadeurs – EP. 03 : Estelle Mossely

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Estelle Mossely, une première réussie

Deux ans, il aura fallu deux ans à Estelle Mossely pour remonter en compétition sur un ring. Après son titre olympique acquis en 2016 à Rio en même temps que son mari Tony Yoka, la naissance de leur enfant début août 2017, la boxeuse a remis les gants pour entreprendre un nouveau voyage vers le monde des professionnelles pour tenter de devenir, elle-aussi, championne du monde.

L’ambition est grande, quand on connaît un peu le caractère et la détermination de notre ambassadrice, il n’étonne guère. Consciente qu’elle devait repartir quasiment de zéro après deux années loin des rings, Estelle a choisi de réhabituer son corps à souffrir et à se dépasser pour redevenir une compétitrice de premier rang. Autour de son nouvel entraîneur, Ali Oubaali et après six semaines de préparation à haute intensité, Estelle a défié sa première adversaire professionnelle cet été. Cela s’est déroulé le 28 juillet face à une adversaire monténégrine, Aleksandra Vujovic. Une opposition frustre, désordonnée mais idéale pour lancer la carrière professionnelle de la Française. Victorieuse relativement facilement aux points, la championne olympique des légères se montrait contente de cette première : « je suis contente car j’ai eu une préparation courte. Maintenant, c’est lancé. J’ai eu de l’opposition et c’est ce que je voulais. J’ai encore plein de choses à faire et de progrès à réaliser mais on a une bonne base. Ce combat va me servir. Dès que je suis montée sur le ring, j’étais transformée et agressive. Je suis passée dans un nouveau monde ».

Après un repos en famille à Marrakech, la championne de 26 ans entend repartir à la salle pour continuer à croire en son rêve de devenir championne du monde : «j’ai la boxe pro à assimiler. J’appuie mes coups mais je ne suis pas encore assez percutante. Je sais que je peux aller plus loin que mon niveau aux JO. J’ai l’esprit du boxeur, l’agressivité, la concentration, je suis à l’écoute.» Et une vraie faim de loup qui n’a de cesse de l’accompagner dans sa quête. Mais Estelle sera aussi présente sur d’autres fronts.

Auprès de l’UNSS pour écouter et conseiller les jeunes pratiquants, mais aussi, en poursuivant le développement l’observatoire européen du sport fémininoù elle se montre très active et nous en dit quelques mots : «C’est une structure que j’ai voulu créer grâce à mon parcours de sportive. J’ai dégagé trois pôles, pour accompagner les athlètes féminines. Un pôle médico-juridique, pour aider sur des problématiques portant sur l’avortement, mais également le harcèlement, moral ou physique. Ce sont des problèmes qui sont rarement traités mais qui peuvent impacter sur la pratique. Le deuxième pôle concerne les pauses de carrières. Rentrer dans une phase de maternité, préparer une reconversion professionnelle. Enfin, le troisième pôle concerne la reconversion professionnelle. Le but, c’est d’amener les athlètes vers les métiers du sport et pas seulement pour devenir entraîneur. Aujourd’hui il n’y a qu’une présidente de fédération olympique, alors que les athlètes veulent s’engager et s’investir. Il faut un pôle qui permette à ces personnes d’être entendues, et de montrer qu’elles peuvent avoir un vrai rôle au sein d’une fédération ».

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Estelle Mossely twitter