À la une - octobre 10, 2018 10:30

Le PSG handball et l’UNSS avancent ensemble

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Ce mercredi 10 octobre, en amont du match PSG-Toulouse comptant pour la 6e journée du championnat de la Lidl Starligue, l’UNSS et le PSG Handball vont signer un partenariat unique et historique.  Le club champion de France, représenté par Monsieur Bruno Martini, manager général, et l’UNSS, représentée par Madame Nathalie Costantini, directrice nationale, s’associent pour mettre en place un premier partenariat d’accompagnement des jeunes officiels entre un club professionnel et une fédération.

Depuis de nombreuses années, le handball tient une place à part à l’UNSS. Sport collectif le plus pratiqué en milieu scolaire, il était devenu légitime qu’une avancée voit le jour pour permettre de profiter du professionnalisme et des qualités de gestion du PSG Handball afin d’accueillir de jeunes licenciés.

La convention signée ce mercredi qui porte sur une durée initiale d’un an va permettre d’accueillir des jeunes licenciés dans le cadre de la Lidl Starligue, de l’EHF Champions League ou encore de la Coupe de la Ligue. Là où l’UNSS communiquera sur l’actualité du PSG, le club francilien encadrera 2 jeunes reporters lors de 5 matches au minimum afin de vivre de l’intérieur une rencontre de haut niveau. D’autre part, des jeunes performers de l’UNSS  seront sollicités dans le cadre des temps morts durant certaines rencontres officielles avec des chorégraphies dansantes ou d’animation dans la salle Pierre de Coubertin.

Mais l’investissement du PSG handball dépassera le simple cadre des matches. Lors de 4 opérations dans l’année, le club viendra au sein de plusieurs établissements en Ile de France accompagné de joueurs professionnels afin de faire découvrir et de partager avec les élèves présents ce sport passionnant.

Cette convention unique en France marque un pas important dans la relation de l’UNSS avec le monde professionnel. Bruno Martini, manager général du PSG hand, nous confie son plaisir de s’associer avec l’UNSS.

1°) Monsieur Martini, pouvez-vous nous expliquer ce qui a amené le PSG hand à signer une convention avec l’UNSS ?

L’essence du handball se veut scolaire et universitaire. Tout le monde a joué au hand à l’école et les licenciés ont très souvent découvert ce sport dans le milieu scolaire. L’UNSS fait partie de l’ADN du handball. Cela nous semblait normal de signer avec un organisme qui représente autant de jeunes handballeurs. Il y a aussi une forme d’obligation morale sur les clubs professionnels d’aller vers la base, que ce soit le sport amateur ou le sport scolaire. Si nous, structure professionnelle, on peut apporter à des enfants, contribuer à la valorisation du hand avec une fédération aussi solide que l’UNSS, on en sera ravi. Outre le fait de gagner des matches et des titres, cela fait aussi parti de notre ambition.

2°) Le PSG handball se positionne comme l’un des plus grands clubs d’Europe. Par le biais de cette convention et de ce rapprochement vers le milieu scolaire, avez-vous la sensation que cela se veut avant-gardiste ?

Au sein du PSG, on est extrêmement fier d’être précurseur en la matière et d’avoir été choisi par l’UNSS car cela représente une forme de reconnaissance, non seulement de la marque PSG, mais aussi de la façon dont on forme les joueurs et dans ce que le club dégage sur le plan humain. Une partie de la convention repose sur cet aspect humain et c’est très important pour nous. Au-delà de cette fierté là, nous pensons clairement que les clubs professionnels ne doivent pas se couper de la base. Nous avons une fonction d’exemple mais aussi une fonction de lien à tisser, à nouer avec le sport scolaire.  J’espère sincèrement que la signature de cette première convention va créer des vocations et donnera l’envie à d’autres de le faire.

3°) Le handball est l’un des sports les plus pratiqués en milieu scolaire. L’identification vers les meilleurs joueurs est-il selon vous un levier important pour amener l’enfant du cadre scolaire vers le cadre fédéral ?

Des joueurs professionnels comme Nikola Karabatic, Thierry Omeyer, Luc Abalo et d’autres sont des sportifs qui font rêver les enfants. Créer du lien avec des jeunes du sport scolaire, les côtoyer de près, cela ne peut que consolider tout ça et leur donner l’envie de devenir les futurs grands handballeurs de demain. On fait du sport pour l’émotion, pour se dépasser et les joueurs du PSG sont des vecteurs, des liens importants pour cette jeune génération en offrant cette proximité.

4°) L’évolution du handball français démontre, qu’après nos sélection nationales, le championnat est en passe de devenir la référence européenne. 3 clubs sur 4 au dernier Final Four de la Ligue des Champions et pourtant, on s’interroge sur la capacité structurelle des clubs à pouvoir accueillir tous ces jeunes. Qu’en pensez-vous ?

Quelle est la place du hand dans la pratique sportive et quelle est la place de la pratique sportive dans la société ? Avoir des références qui crédibilisent le hand avec des résultats, c’est très bien. Pour pouvoir le mettre en pratique, il faut des infrastructures pour accueillir, il faut des bénévoles. Si on se compare à certains pays limitrophes, on ne peut pas dire que nous soyons en avance. J’espère que Paris 2024 va permettre d’être un élément structurant pour la pratique sportive générale, pas seulement le haut niveau. C’est un virage qu’il sera primordial de prendre, et qui j’espère, sera abordé de la meilleure manière qui soit. Nous l’avons fait à une époque pour les piscines, j’espère qu’on le fera pour des gymnases ou autres structures permettant aux jeunes de s’épanouir.

5°) De façon générale, quel regard portez-vous sur le sport scolaire et sur ce passage vers la licence fédérale ?

Pour qu’un enfant fasse le pas de la pratique sportive à la pratique fédérale, il faut avant tout qu’il ait pris du plaisir. Il faut aussi que l’enfant puisse avoir des référents et avoir la capacité de les accueillir. A titre d’exemple, le PSG Handball, c’est 650 licenciés en tout avec un tiers de licenciées féminines. Pour l’instant, cela représente la taille critique dans Paris car il est parfois difficile de trouver les créneaux d’entraînement supplémentaires. Nous refusons malheureusement des inscriptions chaque année car nous sommes dans l’incapacité de les accueillir dans de bonnes conditions.

6°) L’image du handball n’a jamais été aussi bonne. Pensez-vous que ce sport puisse encore se développer à ce niveau ?

On peut toujours faire plus. Les chaînes publiques ayant tendance à se retirer de la diffusion des sports professionnels, il faut trouver le bon compromis avec la chaîne privée et la capacité à attirer les gens dans les salles. On évoque souvent les résultats du hand français mais les valeurs sont plus importantes que tout ça. Les résultats sont un vecteur pour capter de l’attention mais les valeurs restent ce qui permet de pérenniser une discipline, de la faire évoluer. Si autant de parents inscrivent leur enfant à ce sport, c’est avant tout pour ça.

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