À la une - septembre 3, 2017 8:58

Laurent Petrynka : « Paris 2024, un évènement au service de la pratique des jeunes à l’école »

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Monsieur le directeur, comment s’annonce cette rentrée 2017 ?

Elle s’annonce sous des auspices extrêmement passionnants. Il va y avoir un double défi à relever pour l’UNSS. Le premier est celui de continuer à progresser aussi bien quantitativement que qualitativement en tentant de battre un nouveau record de licenciés. Essayer de faire mieux dans un contexte où on progresse, cela reste toujours un défi. Le deuxième sujet qui est haletant, passionnant et qui va beaucoup nous mobiliser, c’est évidemment Paris 2024. J’ai le plaisir de faire parti de la délégation qui se rendra à Lima le 13 septembre en tant que directeur de l’UNSS mais aussi président de l’ISF. Quand on a une attribution des Jeux, c’est une très grande responsabilité pour toutes les fédérations sportives mais celle de l’Education Nationale l’est d’autant plus. Il faut profiter de cet évènement pour mobiliser les structures, mobiliser les forces, bâtir et construire des évènements différents avec quelques idées à creuser comme un nouveau championnat d’athlétisme ou d’une Gymnasiade en France. Faire en sorte que Paris 2024 soit un évènement au service de la pratique des jeunes à l’école.

Quels vont être les moments importants de la saison à venir pour l’UNSS ?

Tout commencera le 13 septembre par le fait que nous aurons les JO officiellement. Viendra ensuite un moment très important pour toutes nos structures, la Journée du sport scolaire le 27 septembre dans le cadre de la semaine européenne du sport. On aura aussi le moment privilégié et passionnant du cross national au mois de janvier qui aura lieu à Toulouse cette année. Et puis, deux grands championnats du monde scolaire. On commencera, avec un nouveau format, par les Winter Highschool Games à Grenoble dans le cadre de l’anniversaire des JO d’hiver 1968. On sait déjà que ce sera une forte mobilisation globale de nombreux pays qui aiment les sports représentés à cette occasion (ski, ski de fond…). Le 2e grand championnat du monde sera le cross international 2018 avec une quarantaine de pays qui viendront courir sur le Champs de Mars dans l’esprit Paris 2024.

Vous évoquez avec envie Paris 2024. Pouvez-vous nous dire ce que cet évènement sportif majeur va générer pour l’UNSS ?

Le premier facteur, très important, en terme de management d’une fédération, est le besoin de fonder un message politique basé sur la mobilisation. Il n’y a rien de mieux que ce type d’évènement, que l’esprit olympique qui souffle pour mobiliser les équipes. Dans le concret, cela favorise l’émergence de nouvelles idées sur des organisations sportives. On doit donc continuer à se porter candidat et à accueillir de grands évènements sportifs, on doit inventer de nouveaux formats de compétition avec les fédérations
sportives notamment les fédérations olympiques. On a déjà l’idée avec la fédération d’athlétisme de créer un meeting horizon 2024. Celui-ci serait co-organisé par la fédé et l’UNSS, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où nous n’avons que des évènements en partenariat. Là, ce serait un évènement mixte qui serait dédié à la jeune génération 2024. C’est un vrai grand et beau défi. Cela change donc du point de vue des évènements. Et enfin, Paris 2024 va changer notre exigence de collaboration avec les fédérations olympiques avec davantage de passerelles. Ce contexte favorable incite à plus de collaborations au niveau local entre les ligues et les régions, entre les établissements scolaires et les clubs. On doit aussi voir à travers l’obtention de ces Jeux une perpective pour nos athlètes et jeunes dirigeants qui sont impliqués dans la commission Paris 2024. Clairement, les bénévoles de demain seront ceux de l’UNSS, les jeunes arbitres seront ceux de l’UNSS donc on a vraiment des perspectives de travail, de bénévolat, d’implication. Tout ces gens là vont profiter du développement économique et institutionnel.

laurentL’obtention des Jeux va-t-il permettre de donner davantage de moyens au sport scolaire ?

En tant que moyens, la fédération a la garantie de la pérennité des moyens humains. Cela veut dire qu’aujourd’hui on constate que pour l’Education Nationale, c’est une priorité, à la fois présidentielle, mais le maintien voire l’augmentation des moyens dans l’Education Nationale ont été actés. L’éducation étant une priorité, nous, nos moyens en tant que professeurs d’EPS seront garantis pour les prochaines années. Il y aura une loi olympique qui va notamment permettre de développer de nombreux projets.

Depuis plusieurs années, vous entendez poursuivre les projets liés à la mixité ainsi que sur l’égalité des chances pour accéder au sport. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Vous savez quand on a créé la Lycéenne pour les filles l’année dernière où on a voulu qu’une fille sportive puisse attirer une fille non sportive, on se disait cela ne va pas être simple. On a eu 2000 filles à Paris, 5000 filles en France, et nous sommes en discussions avec la commission européenne pour que cette course féminine devienne un évènement européen dès le 8 mars 2018. Cela veut bien dire que nos politiques demeurent mais se développent. Je pourrais aussi parler du Prix Ethique, mais aussi de la politique de développement vers les REP plus (réseaux d’éducation prioritaire) avec la division par deux du prix de la licence, tout ceci reste des priorités à nos yeux.