À la une, Actualités - novembre 30, 2018 10:31

J-7 avant la masterclass Sport Partagé à Laval !

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Stéphane Bahier : «La pratique sportive peut véhiculer de belles valeurs »

Champion de paratriathlon, Stéphane Bahier sera l’un des intervenants lors de la masterclass du 7 décembre prochain au lycée Douanier Rousseau à Laval. Il nous raconte son parcours et sa vie de champion de haut niveau.

Bonjour Stéphane, vous serez un des intervenants de la Masterclass Sport partagé à Laval le 7 décembre prochain. Que représente pour vous ce rôle lors de ce rendez-vous avec des lycéens ?

C’est avec joie que j’ai accepté, et je suis fier de pouvoir interagir avec la jeunesse. J’aime le dialogue les rencontres. Nous pourrons discuter de sujets qui me passionnent, et qui j’espère, les intéressent aussi, que ce soit dans la pratique sportive ou extra-sportive.
La communication permet souvent de faire évoluer les regards, les avis, les aprioris.

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours et votre découverte du paratriathlon dans lequel vous êtes champion d’Europe et du monde ?

A la suite de mon accident en 2004, j ai débuté en handisport en 2006 par le paracyclisme. J’ai gagné 2 médailles mondiales et participé au Jeux Paralympiques de Pékin en 2008. Le triathlon est vraiment venu ar hasard. En janvier 2011, mon prothésiste d’orthofiga de Rennes m’a proposé d’essayer une lame pour courir. Je pensais ne plus jamais recourir. J’ai testé à la maison et tout de suite les possibilités de sports enchaînés se sont ancrées dans ma tête.
J’ai testé sur le triathlon de Laval en mai 2011, puis j’ai essayé sur une coupe du monde paratriathlon à Londres en août 2011 que j ai gagnée.
De 2012 à 2017, je suis monté 6 fois sur le podium des championnats du monde dont 2 titres en 2012 et 2013.
Il n’y a que cette année que je rate le podium aux championnats de monde. D’ailleurs, cette saison fut vraiment calamiteuse avec du moyen bon et du très mauvais. J’ai également participé au Jeux Paralympiques de Rio et pris une décevante 5e place en triathlon.

Vous êtes aussi professeur d’EPS. Est-ce que cela vous aide au quotidien auprès des jeunes pour faire passer un message ?

 

J’ai une formation de prof d’eps, également un BE de judo, des brevets fédéraux d’éducateur de football et le bnssa. J’adore l’enseignement, c’est vraiment agréable d’être avec des jeunes qui ont faim de découvrir et d apprendre. J’ai cessé d enseigner depuis 3 ans. Je suis à présent civil de La Défense dans le bataillon de Joinville.

Sensibiliser les jeunes, est-ce selon vous prépondérant ?



Il est important de les sensibiliser, mais je pense que les jeunes sont déjà sensibilisés dans énormément de domaines car les moyens de communications actuels permettent l’accès à une multitude d’informations.

Vous allez vous rendre dans un lycée où les élèves ne sont visiblement pas souvent confrontés au handicap. Cela change t-il quelque chose ?

Je ne sais pas, car je ne suis moi-même pas souvent confronté au handicap. Blague à part, cela ne m’inquiète nullement. Je suis juste un athlète de haut niveau qui s’entraîne dur comme tous les athlètes de haut niveau. Et je vais intervenir comme athlète.

L’UNSS a lancé depuis plusieurs années le Prix Ethic’Action. Quel regard portez-vous sur ce programme ?



C’est un programme intéressant, la pratique sportive peut véhiculer de belles valeurs.

La France accueillera en 2024 les Jeux Paralympiques à Paris. Pensez-vous que cela puisse être l’occasion d’une vraie prise de conscience et d’un vrai virage pour le sport partagé ?

Pour la fédération de triathlon, c’est déjà le cas depuis le début en 2013 et la création de l’équipe de France dans l’optique des Jeux Paralympiques de Rio. Nous avons les championnats d Europe et mondiaux ainsi que quelques Coupes du monde en même temps que les valides. L’équipe de France est composée des juniors, espoirs, élites et para avec un staff mutualisé.

Beaucoup de fédérations s’intéressent à la pratique Handi de leur discipline et l’intègrent petit à petit dans leur fédération. Je pense que cela va encore s intensifier jusqu’en 2024. Il faut espérer que ces Jeux soient l’occasion de mettre en valeur l’ensemble de la pratique sportive.

 

LIENS :

Masterclass de Combourg

5eédition du Prix Ethic’Action

Regroupement des référents sport partagé à l’INSEP

Stéphane Bahier, site officiel