À la une - juillet 15, 2019 3:18

Interviews croisées de nos jeunes reporters

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L’année qui s’achève aura permis à nos jeunes reporters de vivre des expériences uniques lors de chaque championnat du monde scolaire ISF. Véritable journaliste sur place, capable de réaliser des articles, de faire des photos, de la vidéo, de gérer les réseaux sociaux, ils auront vécu, chacun à leur manière, cette expérience unique. Une occasion de revenir avec eux sur ces moments inoubliables.

1°) Pourriez-vous donner en quelques mots votre ressenti sur votre expérience en tant que jeune reporter?

Lola Fazelli (tennis à Castel di Sangro, Italie) : «C’était vraiment une super expérience, j’ai adoré et j’aimerais pouvoir revivre quelque chose d’aussi bien. L’ambiance, le mélange avec les autres nations et toutes les rencontres ont fait du championnat un souvenir inoubliable !

Au départ, j’étais un peu stressée de ne pas atteindre les objectifs demandés et de ne pas accomplir mon rôle correctement. Je trouve que je me suis pas mal débrouillée, j’ai posé autant de questions que j’en avais besoin et j’ai eu une réponse claire à chaque fois ! Forcément, si j’avais été plus grande, avec un niveau de langue plus élevée etc.. cela aurait été mieux mais je suis très fière et contente d’avoir été JR!

J’ai aussi beaucoup appris. Le rôle de jeune reporter était à des moments plus simples, amusants, et à d’autres beaucoup plus sérieux. L’organisation était parfois compliquée au niveau du temps mais je me suis débrouillée à trouver des solutions et tout a donc très bien fonctionné ! Je remercie toutes les personnes qui ont donc rendu cette expérience possible.

Kyriane Mourocq—Gilger (championnat d’Ultimate au Mans, France) : «Cette expérience a été très enrichissante. En deux points, elle m’a d’abord permis de travailler en autonomie, tel un réel journaliste. Dans un second temps, elle m’a permis de découvrir en profondeur des personnes, un sport et un état d’esprit incroyable ! »

Othélie Brion (basket à Héraklion, Grèce) :« Etre jeune reporter est une expérience unique qui nous permet à la fois de progresser sur le plan humain et professionnel. C’est un travail très éprouvant puisqu’il faut être organisé, rester perpétuellement attentif et répondre aux attentes de notre audience mais qui procure beaucoup de plaisir. C’est une expérience qui multiplie nos compétences et qui nous ouvre de nouvelles perspectives. J’ai, par exemple, pu rédiger mon témoignage dans le journal Ouest-France lors de mon retour en France. Si j’avais l’opportunité de renouveler l’expérience, je foncerais les yeux fermés car tous ce que j’ai appris grâce à cette aventure, je ne pourrais le vivre autrement. C’est extraordinaire, quand on est lycéenne de pouvoir vivre une telle expérience, de suivre des équipes de France, de futurs sportifs de haut niveau, de rencontrer des jeunes de tous les continents et de pouvoir créer du contenu vu par des milliers de personnes.

Enzo Saurey (athlétisme à Split, Croatie) : « Quelques mots pour mon ressenti ou mon expérience en tant que jeune reporter ? Incroyable, exceptionnel. C’est une aventure à vivre au moins une fois dans sa vie, c’est une aventure qu’on peut pourra jamais oublier. »

Eloïse Despaguis (natation à Rio de Janeiro, Brésil) :« J’ai trouvé cette expérience exceptionnelle, vivre les championnats du monde en tant que jeune reporter permet d’avoir un point de vue différent des athlètes et de profiter de ces moments aussi bien qu’eux. »

Louis Couturier (Triathlon à Castelnaudary, France) : « Le métier de jeune reporter a été pour moi une expérience épanouissante aussi bien professionnellement que personnellement. J’ai su créer un lien avec une équipe totalement inconnue pour moi. J’ai appris beaucoup de choses pendant 6 jours. J’ai été ravi et excité de faire ce test, très concluant, que du positif ! Je remercie également mon collègue, Mattéo VANDERSYPPE qui a su faire preuve de professionnalisme et m’adosser pendant ces championnats du monde scolaire de triathlon. Je le remercie profondément, pour sa gentillesse et son sens aguerri de la photo. »

Mathéo Girard (football à Belgrade, Serbie) : « Personnellement, c’était une formidable aventure humaine puisque j’ai eu l’occasion de faire partie d’une délégation au sein de laquelle il y avait toujours une super ambiance. J’ai aussi pu découvrir plein de nouvelles cultures, notamment lors de la soirée des nations et c’était super enrichissant pour moi. Et puis d’un point de vue sportif, les filles étant vice-championnes du monde, tous les yeux étaient rivés sur nous, ce qui est je dois l’avouer assez perturbant lorsque l’on n’y est pas habitué, mais on s’y fait vite. »

 

2°) Qu’est-ce qui vous a marqué le plus durant cette expérience? Avez-vous une anecdote particulière à nous dévoiler?

Lola Fazelli : « Ce qui m’a le plus marqué est le brassage avec les autres nations et l’ambiance. Pendant les matchs, nous étions pour notre équipe mais on allait également encourager les autres, sauf quand on jouait contre eux. La délégation française était toujours là pour amuser et mettre une ambiance avec les autres délégations ! Cela m’a permis de rencontrer des personnes du monde entier et donc de passer une super semaine. Cela m’a forcé à être un peu plus sociable et sortir de ma zone de confort! Par exemple, l’équipe allemande avait un journaliste (c’était son métier), j’ai donc pu discuter avec lui, il m’a raconté beaucoup de choses sur son métier, il a pris des photos de la délégation française et à même pu m’aider, c’était très intéressant.

Kyriane Mourocq—Gilger : « La finale sans hésitation! Chaque moment partagé avec l’équipe était génial, leur cohésion m’a impressionné. Mais l’ambiance globale et l’émotion transmise avant et après cette finale étaient magiques. Je me souviens avoir aperçu des retrouvailles entre les familles et les joueurs en larmes. C’était très émouvant. »

Othélie Brion : «Ce qui m’a le plus marqué est toute l’émotion que l’on peut ressentir même si on est sur le banc et pas sur le terrain. Je n’ai pas vécu les performances des Français de la même façon que je vis mes propres résultats en tant qu’athlète. Lorsque les Français se sont inclinés à la dernière minute en huitième de finale alors qu’ils avaient dominé tout le match, je n’avais qu’une envie : quitter le banc avant la fin du match et ne pas voir les Grecs exulter. Malheureusement ça m’était impossible. J’ai eu beaucoup de mal à digérer cette défaite, les joueuses de l’équipe de France féminine m’avaient d’ailleurs fait remarquer que j’avais l’air toute triste ! De leur côté, les joueurs de l’équipe de France m’ont surpris par leur maturité. Quelques heures après cette défaite, ils regardaient les images du match et un d’entre eux me proposait une interview dans lequel il revenait sur ce scénario catastrophe. Même si on n’est pas sur le terrain, on vit les choses à 100 % quand on est jeune reporter ! »

Enzo Saurey : « Ce qui m’a le plus marqué c’est de constater que tous les pays, où quasiment tous, étaient en admiration pour la France. C’est incroyable comment la France est perçue à l’étranger. L’anecdote qui m’a marqué pourrait être le fait que nous parlions tellement anglais avec les autres équipes, qu’il arrivait que même entre nous dans l’équipe française on se parlait en anglais. A tel point que certains pays n’ont pas crus que j’étais français. »

Eloïse Despaguis : « La convivialité et la bonne humeur tout au long du séjour m’a beaucoup marqué, surtout au moment de la cérémonie d’ouverture et de la soirée des nations qui permettent de créer des liens avec les autres pays. »

Louis Couturier : « Ce qui m’a marqué le plus durant ce championnat était l’organisation, d’une précision irréprochable, je félicite tous les acteurs de ce franc succès. Ce qui m’a également marqué était le magnifique cadre dans lequel nous avons été accueillis, aussi bien pour les athlètes ou bien les autres. Un lycée juste splendide et travailler dans ce cadre était un réel bonheur ! J’aurais juste une anecdote celle que, nous avons dû travailler sans wifi et avec un réseau de faible qualité, donc notre tâche s’avérait parfois complexe. Nous avons dû nous débrouiller avec les moyens du bord pour envoyer tous nos dossiers en temps et en heure. »

Mathéo Girard : « Je dirais que c’est l’effervescence autour de ce championnat ISF. A chaque match, il y avait toujours beaucoup de supporters venus des quatre coins de la planète. Pour preuve, il y avait une bonne vingtaine de supporters, des parents généralement, venus voir les Bleues à chaque match. A partir de la demi-finale, même la télévision était là, et les filles ont eu l’occasion d’être interviewées par des chaînes locales.

Sinon, rien à voir, mais une petite anecdote qui nous aura fait rire…Lors de la journée de repos, alors que nous mangions en ville, des enfants ont cru reconnaître le défenseur du PSG Kimpembe comme l’un des joueurs de l’équipe masculine. Une bonne cinquantaine d’enfants ont pris des selfies avec lui, c’était devenu une star. Cela montre bien à quel point, le football et le sport en général, est énormément répandu à travers le monde. »

 

3°) Cette première expérience, en tant que jeune reporter, a-t-elle éveillé chez vous des envies futures? Si oui, lesquelles? 

Lola Fazelli : « Je ne sais pas encore ce que je veux faire plus tard mais le métier de journaliste est une idée que j’ai en tête. Grâce à l’UNSS et à tout ce que j’ai pu faire pour préparer mon rôle de JR, j’ai maintenant beaucoup de contacts dans ce monde et je me dis que si je ne sais pas quoi faire, j’aurai toujours un “plan B” donc le métier de journaliste. »

Kyriane Mourocq—Gilger : «J’ai déjà songé à m’orienter vers le journalisme (professionnellement parlant) , mais rien n’est encore sur. En revanche, cette expérience renforce mon envie de continuer à écrire et partager des moments de vies sur n’importe quelle plateforme! »

Othélie Brion : «J’avais entrepris de devenir jeune reporter car j’étais intéressée par le monde du journalisme donc cette expérience était un moyen de voir si ce domaine me correspondait réellement. La réponse a été positive, j’ai pris beaucoup de plaisir à être jeune reporter et ça m’a conforté dans mon idée de travailler dans le journalisme. Avant de partir en Crète, j’étais davantage intéressée par le journalisme audiovisuel car étant en option cinéma au lycée, c’est un domaine que je maîtrisais. Cependant, j’ai apprécié de rédiger des articles, des interviews écrites durant le championnat du monde que j’ai couvert. Cette expérience m’amène donc à repenser le support journalistique sur lequel j’aimerais travailler. »

Enzo Saurey : « Pour ma part c’est ma deuxième expérience lors d’un championnat du monde scolaire et mon premier (qui était dans ma ville ) m’avais plus envie donné envie de faire des photos. Maintenant que je suis allé en Croatie, le fait de devoir alimenter les réseaux sociaux constamment et de tout prendre en photo, les trier, etc… cela m’a donné envie de voyager et de tout prendre en photo, de faire des vidéos de mes voyages et le faire partager aux gens ! »

Eloïse Despaguis : « Bien sûr que cela m’a fait réfléchir sur le métier de journaliste, mais aussi de photographe, toujours autour du sport. »

Louis Couturier : « Les réseaux sociaux et la communication m’attirent beaucoup, depuis un temps. Je compte d’ailleurs prochainement effectuer un stage dans le milieu, pour voir si celui-ci m’intéresse. »

Mathéo Girard : « Personnellement, cela fait longtemps que je veux faire du journalisme mon métier. Cela a néanmoins précisé ces envies puisque j’ai beaucoup pris plaisir à prendre des photos, mais aussi à rédiger les articles quotidiens dans lesquels je décrivais les rencontres du jour. C’est quelque chose que j’adorerais faire plus tard… »

 

LIENS :

ISF Judo : le journal de bord de nos jeunes reporters

ISF Triahlon : Le journal de bord de Mathéo

ISF Tennis : Le journal de bord de Lola

ISF escalade : Le journal de bord de Victor

ISF Natation : Le journal de bord d’Eloïse

ISF Athlétisme : Le journal de bord d’Enzo

ISF basket : Le journal de bord d’Othélie

ISF Football : Le journal de bord de Mathéo