À la une - octobre 31, 2017 3:07

Gaëtan Mittelheisser : « Il faut travailler pour être le meilleur possible en sport comme à l’école

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Présent sur de nombreux évènements UNSS et dernièrement au Kidexpo, Gaëtan Mittelheisser représente un sportif investi de la génération Paris 2024. Ce membre de l’équipe de France de badminton a accepté de nous raconter ses débuts, son cheminement, ses attentes pour exister au plus haut niveau.

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1°) Gaëtan, d’où vous est venu la passion du badminton ?

J’ai commencé très tôt le badminton. Mes parents faisaient à la base du handball et, un jour, ils ont déménagé pour des raisons professionnelles. Il n’y avait plus de club de handball et ils ont donc décidé de se mettre au badminton (seul club de sport du village). J’ai donc suivi mes parents dès mon plus jeune âge dans les salles de badminton, ai commencé l’entraînement très jeune. Je ne faisais que m’entraîner au début car les compétitions n’étaient pas encore ouvertes à mon âge. C’est donc à partir de 7/8 ans que j’ai commencé réellement le badminton. Je n’ai jamais arrêté depuis.

2°) Le badminton est à l’UNSS l’un des sports les plus pratiqués. Cela vous étonne t-il ?

Non, cela ne m’étonne pas du tout puisque c’est un sport qui peut se pratiquer avec beaucoup de jeunes dans un même gymnase, sans trop de matériel. De plus, nous pouvons mélanger les garçons et les filles, ce qui pour des professeurs d’EPS est vraiment très pratique.

gaetan-1-13°) Vous-même, avez-vous connu les mercredis après-midi avec l’UNSS lorsque vous étiez collégien et lycéen ? Et quel sport pratiquiez-vous si ce n’était pas du badminton ?

J’ai eu le plaisir de connaître l’UNSS surtout au collège. Nos entrainements UNSS étaient tous les jours pendant la pause de midi. Je n’ai pratiqué le badminton à l’UNSS qu’une seule année. A l’époque, je jouais aussi au football dans un club, et donc avec tous les copains du foot, on se retrouvait à l’UNSS pour pratiquer d’autres sports collectifs comme le handball, le volley et le foot en salle. Ce sont les trois sports que j’ai le plus pratiqués pendant mes années au collège. Les matchs ou compétitions étaient le mercredi après midi de temps en temps. J’ai toujours aimé le sport, pas spécialement que le badminton. Cela explique que j’ai touché à beaucoup de sports pendant mes années scolaires au collège. Au lycée, cela a été différent car j’étais en structure de haut-niveau pour le badminton. Je n’avais plus le temps pour l’UNSS.


4°) Qu’est ce que vous a apporté le sport scolaire dans votre cursus ?

Le sport scolaire, c’est surtout se retrouver avec les copains qui ont envie de faire du sport et s’amuser tous ensemble. C’est surtout des grands moments d’échange et de partage. Après, le sport scolaire ne m’a pas apporté grand chose dans ma carrière de joueur de badminton puisque j’ai fais beaucoup de sport mais pas de badminton.

5°) A 24 ans, vous avez tout l’avenir devant vous. Que représente Brice Leverdez, le numéro 1 français pour vous ?

Brice Leverdez est le numéro 1 français du moment en simple homme. Il bat des très bons joueurs sur la scène internationale. Je pense qu’un jeune joueur de simple français aimerait faire aussi bien que lui et même encore mieux. Après, c’est complètement différent d’être un joueur de simple et un joueur de double comme je le suis. Brice est sans conteste le leader de la délégation française de badminton.

6°) On a eu le plaisir de vous voir à de nombreuses manifestations de l’UNSS. Quel message souhaitez-vous transmettre au contact des élèves 

Oui, j’ai eu la chance d’assister à plusieurs manifestations organisées par l’UNSS. C’est toujours un peu le même message que je fais passer. Le sport est très utile pour les élèves. On sait très bien que personne ou peu de personne aime perdre, or en sport comme dans la vie, pour gagner, il faut déjà respecter les règles du jeu, il faut se donner à fond, il faut travailler pour être meilleur… Et c’est un peu pareil a l’école, si on veut avancer dans nos études, il y a des règles à respecter, il faut travailler…

7°) En 2024, vous aurez 31 ans. Quel regard portez-vous sur Paris 2024 ?

Paris 2024, c’est l’objectif ultime de ma carrière. Certes, j’aurai 31 ans mais je serai toujours en âge d’accrocher une médaille sur mes terres. En badminton, c’est compliqué puisque ce sport est dominé pas les pays asiatiques. Mais on va se donner les moyens de rivaliser avec eux d’ici 2024.

8°) Avez-vous la sensation comme beaucoup de sportifs que l’obtention des Jeux peut modifier le regard sur le sport en France ?

Bien sur que les Jeux vont modifier le regard des Français sur le sport. J’espère surtout que les sports, qui ne sont pas trop médiatisés, le seront beaucoup plus lors de cet événement, que l’on pourra parler des « petits sports » un peu plus.

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LIENS :

Gaetan Mittelheisser twitter