À la une, Ambassadeurs UNSS - février 28, 2019 8:00

Estelle Yoka-Mossely : « La Lycéenne MAIF RUN me tient à cœur » 

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Marraine de la Lycéenne MAIF RUN 2019, Estelle Yoka-Mossely est actuellement en pleine préparation de son prochain combat aux Etats-Unis. Elle a toutefois pris le temps de répondre encore une fois présente pour évoquer l’évènement du 13 mars qui lui tient tant à cœur.

 

Estelle, vous serez une nouvelle fois la marraine de la Lycéenne Maif Run cette année. On sent que cet évènement vous est cher…

J’ai connu cet évènement il y a deux ans dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. J’ai été sollicitée par l’équipe organisatrice et me voilà marraine pour mon plus grand plaisir ! Cet événement à la fois festif et solidaire correspond totalement aux valeurs que je défends. La course a lieu dans neuf villes en France, à Paris, Lyon, Nice, Point-à-Pitre, Besançon, Caen et Bordeaux. Le parcours de 7 kilomètres est accessible à toutes. Cette course me tient vraiment à cœur car je suis très attachée au développement du sport féminin et à la place de la pratique sportive en milieu scolaire.

 

 

Vous mettez souvent l’école en avant dans tous vos propos. Est-ce pour vous le lieu propice au propice au développement du sport ?

 J’ai toujours pratiqué le sport à l’école même pendant mes études supérieures. L’UNSS fait beaucoup pour la pratique sportive des jeunes et c’est une chance que nous avons en France. Pour moi l’école et le sport sont intimement liés. J’ai énormément appris par le sport : la discipline, la persévérance, le goût de l’effort, le dépassement de soi, et tellement d’autres choses encore.

 


Au travers de La Lycéenne MAIF RUN, la pratique sportive chez les femmes est mise en avant. Quel regard portez-vous sur ça ?

En créant une association de soutien et d’accompagnement aux sportives de haut niveau avec pour vocation à les suivre et les soutenir tout au long de leur carrière, j’ai senti un besoin. Je suis partie d’un constat à la fois simple et cruel : la maternité rime souvent avec fin de carrière. Lorsque j’étais enceinte à ce moment-là, et même si je ne me voyais pas forcément reprendre le haut niveau, je n’étais pas prête à accepter cette fatalité.

 

 

Pour avancer encore plus dans votre démarche, vous venez de signer un partenariat avec l’UNSS et l’ISF. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Aujourd’hui, c’est la preuve que la fondation européenne du sport féminin (OESF) est un acteur du milieu sportif. La convention signée entre l’UNSS, l’ISF et l’OESF est un pas important. L’observatoire traite du sport haut niveau pour parler aux plus jeunes. J’ai la sensation que les sportifs de haut niveau, et les sportifs qui peuvent s’illustrer dans différentes compétitions, peuvent être un exemple pour les plus jeunes. La plupart des personnes découvrent le sport à l’école et non pas dans les clubs. Le partenariat entre l’observatoire et l’UNSS est un partenariat vraiment fort car la base du sport vient du milieu scolaire. Les messages que l’on veut faire passer et les différences d’inégalité, les problématiques dans le sport doivent commencer à être étudiés et réglés à partir du sport scolaire. C’est à ce moment-là que l’on commence à éduquer les jeunes.

 

 

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