À la une - février 22, 2018 9:00

De l’or et de l’argent pour l’UNSS à Pyeongchang

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Tous les chemins mènent à Rome, dit le proverbe latin. Parfois, il faut aller beaucoup plus loin pour réaliser son rêve olympique. Pauline Laffont, 19 ans, et Julia Pereira de Sousa-Mabileau, 16 ans, ont glané à Pyeongchang les médailles du bonheur. De l’or pour la plus « âgée », de l’argent pour la benjamine, et une sensation de plaisir pour l’UNSS d’avoir pu aider à l’éclosion de ces deux talents.

Le rêve olympique peut sembler utopique à bien des personnes. Devenir Martin Fourcade, Teddy Riner ou désormais Pauline Laffont n’est pas écrit à la naissance. Cela demande du travail, de l’abnégation, de la passion et la capacité de croiser au travers de son histoire des personnes qui vont aider à gravir les chemins qui mènent au sommet.

Pour Pauline Laffont, l’histoire a forcément démarré en Ariège. C’est là au cœur des Pyrénées de la station des Monts d’Olmes que s’est forgé l’histoire de cette jeune championne olympique de bosses. “Déjà à l’âge de quatre ans, elle descendait cette petite piste, qui est quand même verte bleue, et déjà elle passait dans les petites bosses […] Elle se régalait vraiment”, assure un moniteur de la station. Très vite à un niveau intéressant en ski, Pauline intègre la section sportive du collège d’Ax-les-Thermes. «C’est avant tout son état d’esprit, son travail acharné, qui l’ont menée là où elle en est», insiste Christophe Galin, professeur de ski alpin de la section sportive du collège d’Ax-les-Thermes.

La trajectoire de Julia Pereira de Sousa-Mabileau se veut différente. Le hasard de la vie, d’un choix sportif a permis de l’amener jusqu’à l’argent olympique. Née à Quincy sous Sénart dans l’Essonne, le départ familial vers Isola 2000, toute petite, va changer la donne de départ. Plus dur de devenir médaillée olympique au cœur d’une région parisienne peu encline à proposer les équipements adéquates et la neige suffisante. Mais d’un premier coup du destin, Julia va en créer un autre en décidant sur un coup de tête de passer du ski au snowboard.

Perrine Laffont of France competes to win the women's freestyle skiing moguls at the Pyeongchang Olympics in South Korea on Feb. 11, 2018. Photo : Avalon / Icon Sport

Perrine Laffont of France competes to win the women’s freestyle skiing moguls at the Pyeongchang Olympics in South Korea on Feb. 11, 2018.
Photo : Avalon / Icon Sport

Elève en 1er littéraire à la section ski haut niveau de la cité scolaire Jean Moulin à Albertville, tout est allé très vite pour Julia. «Il y a quatre ans, je regardais ces filles à la télévision. J’avais 12 ans, ça faisait deux ans que je faisais du snowboard. J’ai regardé Chloé [Trespeuch] faire le bronze. Mon rêve, c’était la Coupe du monde et les Jeux olympiques. La médaille, c’était mon rêve, mais pas tout de suite », avoue t-elle presque choqué d’avoir déjà touché du doigt le rêve olympique. Soutenue par son lycée et ses professeurs, Julia reconnaît que rien n’a été simple pour en arriver là : «C’est vrai que je n’ai jamais de moment où je suis tranquille. C’est soit snowboard, soit école, soit famille. Je suis à Albertville, j’ai école l’été et pas l’hiver donc ça, c’est vraiment le top. Comme ça quand je ne suis pas au snowboard, je suis vraiment concentré sur l’école et quand je ne suis pas à l’école, c’est le snowboard à 100%. »

Pour ces deux jeunes championnes, le temps est désormais venu de savourer et de digérer ces Jeux d’hiver. Au travers de leur parcours, de leur carrière, l’UNSS a permis d’accompagner ces deux championnes et peut se prévaloir d’avoir été un acteur de leur ascension vers les sommets. Une joie, un plaisir, une certaine fierté qui nous rappellent que le sport à l’école est un magnifique levier vers les plus grandes réussites.

LIENS :

Pauline Laffont instagram

Julia Pereira de Sousa-Mabileau instagram

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