Non classé - septembre 7, 2018 10:40

Boris Diaw prend définitivement le large

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Pour les amoureux du basket, du beau jeu, de l’intelligence de jeu, c’est une vraie page qui se tourne avec le départ à la retraite de Boris Diaw. Babac a décidé de mettre les voiles, lui le passionné de la mer et de la photo, laissant planer le parfum de la fin d’une ère.

Pour ceux qui ont eu le plaisir de croiser Boris au cours de sa carrière, la réflexion se voulait souvent identique. Ce beau bébé de 2m03 ne possédait pas que des talents de joueur mais se voulait, se veut toujours, un homme riche de valeurs transmises, notamment par une mère basketteuse, Elisabeth Riffiod, 247 fois sélectionnée en équipe de France. Ce chiffre impressionnant, Boris l’a égalé à son tour en juin dernier et comme il l’explique dans une magnifique vidéo, il ne tenait pas à dépasser sa mère mais juste lui rendre honneur en terminant sa carrière sur le même nombre de sélections. Tout un symbole…

 

Dans une vidéo magnifique, El presidente n’a pas fait les choses à moitié. Accompagné de ses frères d’armes, Ronny Turiaf et Tony Parker, les trois posés sur son bateau, le champion NBA 2014 se remémore tout ce chemin parcouru et évoque l’avenir (vidéo de l’annonce de la retraite de Boris Diaw : ici). Ils nous reviennent alors, à titre personnel et collectif, les souvenirs. Zadar en 2000, le titre de MIP de 2006 avec Phoenix, l’or européen en 2013, le sacre avec les Spurs en 2014, 1099 matches en NBA et 247 sélections en équipe de France A.  Mais Boris était bien plus qu’un joueur accumulant les statistiques et les trophées.

 

Epicurien, aimant profiter des plaisirs de la vie, il laissera l’empreinte d’un joueur aussi complet que ne l’est sa personnalité. Une intelligence de jeu pour ce sport quasiment parfaite, lui permettant notamment de devenir l’un des joueurs fétiches de Greg Popovich, coach des Spurs de San Antonio : «De temps à autre, il fallait toujours le menacer pour qu’il prenne quelques shoots. Il avait ce genre de petits défauts. Chaque joueur a ses petits défauts pour lesquels on les engueule. Mais c’était un super joueur d’équipe. C’était un excellent coéquipier qui savait très bien jouer », et il ajoute l’air malicieux : « Il était l’un des seuls gars qui voulait bien boire du vin avec moi. J’essaie toujours de corrompre mes joueurs avec du vin. Mais avec lui, c’était facile. Il était une cible facile. »

 

Le départ de ce géant du basket français laissera forcément un grand vide. La génération en or de Zadar n’est plus en équipe de France et les louanges pleuvent pour rappeler tout ce qu’a apporté Boris au basket français. Notre ambassadeur, Nicolas Batum n’est pas en reste : « Bon vent Capitaine Babac ! Merci pour tout ce que tu as fait pour notre sport. N’oublie pas que j’attends toujours l’autographe que tu m’as promis lorsque tu as joué contre Le Havre et que j’avais 13 ans…. » Evan Fournier lui emboîte le pas pour le remercier : « Une poignée de gars à avoir marqué l’histoire du basket et inspiré des générations de jeunes basketteurs tricolores comme tu l’as fait… bonne retraite et merci pour tout @theborisdiaw! »

Désormais, et comme il le programme dans sa vidéo, Boris s’apprête à voyager, profiter des plaisirs simples de la vie autour de la photo, de la vidéo et de la plongée. Une page se tourne mais un grand merci s’impose. Après TP avec les Bleus, Babac prend le large et nous ne pouvons lui souhaiter que bon vent.

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