À la une - janvier 16, 2017 11:22

Bascou : “Des moments inoubliables”

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Dimitri Bascou of France competes in 110m hurdles during the DecaNation 2016 at Stade Pierre Delort on September 13, 2016 in Marseille, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)

Médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Rio l’année dernière, Dimitri Bascou, spécialiste du 110m haies, évoque avec passion sa découverte du sport à l’école. Nommé ambassadeur du cross national MGEN de l’UNSS, il explique que sa voix d’athlète de très haut niveau porte aujourd’hui beaucoup plus.

 

Quel regard portez-vous sur l’Union Nationale du Sport Scolaire ?

L’UNSS, c’est un moyen de mettre le sport à la portée de tout le monde. Personnellement, j’ai commencé par le foot à l’école. J’ai fait des sélections dès le primaire. Au collège, j’ai fait mes premières armes en UNSS en athlétisme.

 Pour vous, quel rôle joue le sport scolaire dans la réussite sportive de haut niveau ?

Le sport scolaire m’a permis, très jeune, de pouvoir mesurer mes capacités par rapport à mes camarades de classe. Ça m’a permis de me situer. Et de prendre aussi conscience que j’avais la possibilité d’être bon dans mon sport. J’avais des qualités physiques qui me permettaient de m’exprimer en athlétisme. Mais chacun peut trouver son sport de prédilection. C’est en cela que je trouve l’UNSS très intéressant. On a le pouvoir de s’identifier à beaucoup de sports différents.

 L’exemple de ma maman

 Le fait que l’UNSS soit accessible au plus grand nombre joue-t-il un rôle éducatif indispensable dans notre société actuelle ?

Bien sûr. Et je vais prendre l’exemple de ma maman pour vous le démontrer. Elle a pu se rendre compte à l’école qu’elle possédait des qualités physiques en athlétisme. Elle courrait vraiment très vite. Mais il n’y avait pas encore le système actuel du sport à l’école. Elle n’a jamais pu faire de la compétition. L’UNSS, c’est aujourd’hui un vrai moyen d’accéder à la compétition pour tout le monde.

 Trouvez-vous que l’on valorise assez le sport à l’école ?

Il faut constamment valoriser le sport à l’école ! Le sport, ça représente beaucoup de valeurs et un vrai apprentissage. On doit arriver à communiquer aux jeunes tous ces bienfaits.

 Ne trouvez-vous pas que le côté magique du sport scolaire disparaît dès que l’on devient professionnel ?

C’est la découverte du sport à l’école qui m’a permis d’aborder le sport de haut niveau. J’ai naturellement un caractère de compétiteur. Je prends vraiment plaisir à me mesurer à d’autres sportifs. Cet esprit est né à l’école. Et il ne m’a jamais quitté.

 De grands souvenirs de l’UNSS

 Avez-vous un souvenir fort d’un moment UNSS ?

Tous les jeunes, qui débutent les compétitions en UNSS, vous diront qu’ils adorent partir en voyage avec leurs copains. Je me rappelle très bien du moment où j’ai commencé à sortir de mon département. J’ai fait une sélection aux Azores pour les jeux des îles. C’est un excellent souvenir pour moi. Ce sont des moments inoubliables. On va de découverte en découverte. C’était magnifique.

Aujourd’hui, comment vivez-vous votre statut de médaillé de bronze décroché aux Jeux Olympiques de Rio ?

Ça change pas mal de choses (rires). Je suis passé de sportif de très haut niveau à un sportif qui doit porter haut les valeurs olympiques. Nos messages ont une plus grande portée. Je vis très bien ce nouveau statut. Je ne ressens pas plus de pression qu’auparavant. Je reçois en revanche beaucoup plus de sollicitations. Mais tout cela me donne encore plus envie de bien faire.

LIENS :

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Cross national MGEN