Actualités - mars 7, 2017 8:47

Agnès Evren : «La Lycéenne, un vrai symbole »

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Vice-présidente chargée de l’Éducation et de la Culture de la région Ile-de-France, Madame Agnès Evren a gentiment accepté de nous confier ses impressions sur la première édition de la « Lycéenne MAIF run » mais aussi sur la place du sport féminin dans notre société.


1°) Madame Evren, quel regard portez-vous sur l’évènement La Lycéenne qui aura lieu le 8 mars prochain, date de la journée de la femme et dédiée à toutes les lycéennes qui souhaitent pratiquer une activité sportive ?

Cet évènement, qui se déroule lors de la « Journée Internationale des Femmes », est un vrai symbole. Le soutien de la Région
repose sur deux fondements. D’abord, le développement de la pratique sportive féminine est un des axes forts de la politique sportive mise en place par la Présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse. Ensuite,  cet évènement fait écho à la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024 puisqu’une course sera organisée dans la capitale. Elle accueillera, de façon très symbolique aussi, 2024 jeunes filles venant des lycées d’Ile de France pour courir sur les berges de la capitale. La Région est partenaire de cet évènement, d’autant plus que si notre candidature est choisie, de nombreuses compétitions se dérouleront dans toute l’Île-de-France. Il était légitime que la Région soit un partenaire majeur de cette manifestation.

2°) Paris 2024 tourne sa candidature vers la jeunesse. Que vous inspire une course 100% féminine le 8 mars à Paris sachant que le sport au féminin en France peut et doit encore progresser à tous les niveaux?

Cette course s’inscrit dans une série d’organisation de grands évènements sportifs internationaux, à l’image de l’Euro 2016 ou de récents championnats du monde de handball 2017, qui démontrent la capacité de la France à organiser de grands évènements dans de très bonnes conditions.

L’ambition de Paris 2024, c’est bien de créer une « génération 2024 » qui va faire vivre les jeux. Le sens de l’engagement de la Région est d’offrir un projet d’avenir, optimiste et rassembleur à la jeunesse. Dans cette perspective, Paris 2024 doit permettre d’accélérer le développement de la pratique sportive, en particulier chez les femmes.

Accueillir les Jeux olympiques et Paralympiques chez nous peut bien évidemment jouer un rôle de booster pour les jeunes franciliennes. Mais nous avons d’ores et déjà engagé à la Région un programme ambitieux : d’une part pour accroitre les
équipements à disposition dans les lycées ; d’autre part en encourageant la pratique féminine, notamment dans les zones prioritaires sensibles et rurales, à travers les nouvelles conventions que nous passons avec les ligues et les clubs.

L’intervention dans les lycées franciliens des ambassadeurs du sport d’Île-de-France est aussi un moment privilégié pour faire naitre des vocations.

C’est une initiative très bien perçue par les communautés scolaires sur laquelle nous allons mettre l’accent durant les prochains mois, dans la perspective de la candidature de Paris2024.

3°) Avec plus de 40% de filles présentes en tant que licenciées à l’UNSS, pensez-vous que le sport au féminin ne peut voir son évolution que par un changement sociétal important, ou est-ce un problème culturel lié au regard que l’on porte sur le sport en France d’une manière générale?

Les dernières décennies ont été marquées par un développement important de la pratique sportive féminine. Cependant, tout cela n’est pas suffisant et les mentalités doivent continuer à évoluer. Toutes les solutions pour lever les freins à la pratique doivent être envisagées : réaménagement des horaires, création de nouveaux lieux de pratique, plus accessibles. Il convient également de s’interroger sur le mode de gouvernance des clubs qui limite peut être la place des femmes. Ainsi, la région a décidé, sous l’impulsion de Patrick Karam, Vice-président Sports, Loisirs et Jeunesse, d’intégrer dans les nouveaux équipements sportifs financés par la région Ile-de-France, des clubs résidents à vocation féminine.Par ailleurs, Valérie Pécresse a confié à Manon Laporte, présidente de la commission sport, une mission pour renforcer la place des femmes et des filles dans le sport en Ile de France. Les conclusions de cette mission seront rendues courant mars.

Pour terminer, je veux rendre hommage à l’UNSS qui est aujourd’hui la première fédération féminine de France !

 

LIENS :

Conseil régional Ile-de-France

 

Paris 2024

 

Agnès Evren twitter