À la une - septembre 24, 2018 10:58

Agbegnenou et Johannès, le sport au féminin au top

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Elles ont respectivement 25 et 23 ans et font briller le sport français. L’une dans un sport individuel, l’autre dans un sport collectif. Clarisse Agbegnenou en judo et Marine Johannès en basket, deux noms du très haut niveau du sport en France. Ces deux athlètes, ambassadrices de l’UNSS, ont brillé de mille feux ce week-end pour offrir au sport français de belles émotions.

Si pour Marine Johannès, l’heure est à une médiatisation spontanée et soudaine dont nous reparlerons, la performance de Clarisse Agbegnenou mérite tous les éloges possibles. Dans un sport contraignant, usant physiquement qui nécessite de répondre présent un jour précis dans l’année, son nouveau sacre de championne du monde des -63 kg fait d’elle l’égale des plus grandes judokates françaises, Lucie Décosse, Grévrise Emane et Brigitte Deydier. En battant en finale la Japonaise Miku Tashiro par ippon lors du golden score, la pensionnaire du club de Champigny fait son entrée dans le club des triple championne du monde.

Une performance incroyable, et finalement si évidente pour ceux qui ont le plaisir de suivre la journée de dimanche et le sacre de Clarisse. Impressionnante de détermination, explosive, toujours aussi efficace sur le travail de hanche, la vice-championne olympique aura vécu la journée parfaite comme elle le raconte : “Je ne réalise pas, c’est incroyable, une fois c’est déjà fou, deux fois c’est vraiment bon, mais trois, c’est extraordinaire. Maintenant, il faut que je reste la patronne jusqu’en 2020, année des Jeux de Tokyo“.

Pour Marine Johannès, il n’a pas été question de sacre ce week-end. Peut-être la semaine prochaine si l’équipe de France féminine de basket va au bout de son parcours en Coupe du monde. Pour la jeune arrière qui vit sa 2egrande compétition internationale, les débuts en bleu sont parfaits. Deux victoires (Corée du Sud 89-58 avec 19 points, Grèce 75-71 avec 6 passes décisives ) et un style unique et rare pour le basket féminin. Au petit jeu des comparaisons qui se veut toujours dangereux et aléatoire, certains n’hésitent pas à la comparer à la version féminine de Stephen Curry, le meneur de jeu de Golden State. On n’ira pas jusque là mais il existe chez cette joueuse plutôt timide hors des terrains, un sens du jeu inné, une vista et un culot que l’on ne retrouve que très rarement dans le basket féminin. Capable de prendre des shoots très rapidement, la joueuse de Bourges se veut une créatrice au jeu offensif qui régale très souvent. « Je ne sais pas à l’avance ce que je vais faire, je laisse les choses se faire naturellement », dit-elle pour se présenter. On ressent chez elle une forme d’épanouissement à être sans cesse dans la recherche de la bonne passe ou du beau geste. « Elle transpirait le basket, elle ne vivait que pour le basket. Elle était capable de faire des dribbles dans le dos et des passes aveugles, autant de choses très rares à cet âge », explique Samuel Vallée qui l’a découverte en poussines. Championne de France UNSS, championne de France cadettes, vainqueur de la Coupe de France cadettes, vice-championne d’Europe en moins de 20 ans, vice-championne d’Europe l’an passé avec les Bleues, championne de France avec Bourges cette année, Marine n’a pas fini de nous émerveiller sur les parquets. L’équipe de France qui vise une médaille lors la Coupe du monde actuelle aura bien besoin d’elle pour réaliser son objectif.

Avec ces deux championnes exceptionnelles, le sport français brille. Deux ambassadrices souvent présentes à nos côtés pour rappeler que l’UNSS a été leur terrain de jeu pour entrevoir aujourd’hui la lumière au plus haut niveau.

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Clarisse Agbegnenou twitter