Ambassadeurs UNSS - août 28, 2018 10:47

L’été de nos ambassadeurs – EP. 02 : Renaud Lavillenie

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Lavillenie toujours sur la boîte

Au terme de l’une des plus belles finales de l’histoire du saut à la perche, Renaud Lavillenie n’a pas glané son 4etitre de champion d’Europe mais ramené une 18emédaille internationale. Un champion exceptionnel qui se félicitait d’avoir pu vivre un tel moment.

 

Quand on lève les yeux au ciel, on y voit les étoiles. Et parfois, elles ne font pas que briller un soir d’été mais elles tutoient des barres posées à des hauteurs de plus en plus insensées. Le concours du saut à la perche de Berlin a certainement marqué l’histoire de son sport. D’une part, grâce aux performances réalisées, mais aussi, par l’émergence d’une nouvelle génération qui impressionne. Avec 6m05, le Suédois de 18 ans, Armand Duplantis a frappé l’imaginaire.  Les nerfs solides, un record du monde juniors pulvérisé, l’avenir lui appartient. Il sera aussi celui du Russe Morgunov (21 ans), finalement 2eavec un saut à 6m.

Et Renaud Lavillenie dans tout ça ? Le Français, roi de la perche, 18 fois installé sur un podium international, a parfaitement joué son rôle de patron de la discipline avec un saut à 5m95. Malgré la légitime déception du champion d’avoir perdu le titre, notre ambassadeur UNSS ne cachait pas son plaisir d’avoir participé à ce moment d’histoire sportif : «C’est un sentiment particulier, parce que ”Mondo” (le surnom d’Armand Duplantis), c’est un gamin. Il entre à peine à l’université et je le considère comme mon frère. » De chassé, Renaud va désormais devenir le chasseur. «Quand je vois ces jeunes être aussi performants, ça me donne forcément une seule envie, les battre et leur mener la vie dure. »

 

A 31 ans, le champion olympique 2012 a pris comme un coup de vieux sur le sautoir de Berlin. «On a vécu un truc de ouf. […] C’est peut-être le plus gros concours de l’histoire. Cela ne peut que porter à vouloir encore progresser et à repousser ses limites », explique Renaud. Alors que la presse s’évertue à parler de successeur désigné, le champion français connaît trop bien les rouages de son sport pour s’avouer déjà dépassé. Devant le côté parfois aléatoire de la perche, d’une pression qui va forcément pesée à un moment sur les épaules du Suédois et du Russe, le futur de la perche s’annonce passionnant. Le Brésilien Thiago Braz, champion olympique devant Renaud en 2016 avec 6m03, promettait d’être la nouvelle merveille de sa discipline. Il a, depuis, eu bien du mal à confirmer. «Armand est l’avenir de la discipline, ça ne fait aucune doute. Maintenant, moi et d’autres perchistes avons bien l’intention de rester au sommet encore longtemps. J’ai pris ce malin plaisir à être sur tous les podiums de tous les championnats. C’est cool parce que mon objectif au tout début était la longévité. » Nul doute que de grands moments seront encore à vivre pour ce champion français d’exception qui n’a de cesse de nous faire vibrer.

 

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